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Le premier match d'Alexis Lafrenière sous la loupe de coach André Tourigny

Le premier match d'Alexis Lafrenière sous la loupe de coach André Tourigny
Photo AFP

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Comment Alexis Lafrenière s’est-il débrouillé à son premier match dans la LNH ? Nous aurions pu tenter de répondre à cette question, mais, avouons-le, rien n’égale l’analyse d’un homme de hockey. C’est pourquoi Le Journal a regardé le match des Rangers avec l’entraîneur-chef d’Équipe Canada junior André Tourigny. Nous avons décortiqué les présences les plus marquantes de celui avec qui il a remporté la médaille d’or au Championnat mondial de hockey junior en 2020, à Ostrava, en République tchèque.

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Présence no 1

La première présence d’Alexis Lafrenière dans la LNH est de très courte durée. Après seulement neuf secondes sur la patinoire, son coéquipier Jack Johnson écope d’une pénalité, ce qui force l’entraîneur David Quinn à procéder à des changements. Les Islanders en profiteront pour ouvrir la marque.

AT : «Ce n’est pas un début de match idéal pour un jeune joueur. Non seulement la pénalité coupe son temps de glace, mais en plus, les Rangers tirent de l’arrière rapidement.» 

Présence no 3

Le no 13 des Rangers entre en territoire des Islanders avec de la vitesse et il est directement impliqué dans deux chances de marquer des Rangers, celles de Filip Chytil et de Tony DeAngelo.

AT : «Tu vois qu’il est dans sa ligue, de la manière qu’il se déplace. Il n’a pas l’air d’une recrue ni d’un gars vraiment nerveux.» 

Présence no 4

Après une pénalité à Josh Bailey, l’entraîneur David Quinn envoie sa deuxième vague pour entamer l’attaque à cinq. Lafrenière en fait partie en compagnie de Filip Chytil, de Pavel Buchnevich, de Kaapo Kakko et d’Adam Fox.

AT : «J’aime le plan des Rangers. Il joue sur le troisième trio et sur la deuxième vague d’avantage numérique. Il ne joue pas avec des pieds de céleri et ça peut être avantageux pour un entraîneur sur les confrontations de trios [matchups].» 

Présence no 5

Mathew Barzal fait 3 à 0 alors que Lafrenière venait tout juste de mettre les pieds sur la patinoire. Plus tard, son tir est bloqué par Andy Greene et il est pris en défaut en retournant au banc pour avoir touché à la rondelle alors que six joueurs étaient sur la patinoire.

AT : «Il n’a rien à se reprocher sur le but de Barzal. Par la suite, il a réussi une belle entrée de territoire et a démontré son talent avec la rondelle. Sur la pénalité, c’est une erreur de jeunesse. Ça va arriver. C’est une erreur mentale, pas une erreur parce que c’est un mauvais joueur de hockey.» 

Présence no 6

Pavel Buchnevich entre en territoire adverse et remet la rondelle à Lafrenière, qui déborde le défenseur et va se blottir derrière le filet de Semyon Varlamov. Il tente une passe devant le filet, mais la rondelle est bloquée par le défenseur des Islanders.

AT : «Tu vois qu’il n’a pas son exécution des beaux jours, mais ça va revenir. C’est le genre de chose qui arrive à tout le monde.»  

Présence no 7

Lafrenière fait son entrée avec la deuxième vague de l’avantage numérique avec une trentaine de secondes à faire à la pénalité à Matt Martin. Lors d’une entrée de zone, il accepte une passe de Filip Chytil, mais fend l’air en tentant un tir. Il parvient toutefois à diriger la rondelle au filet à sa deuxième tentative.

AT : «C’est son premier match. Il veut bien faire et peut-être un peu trop. Je ne pense pas que c’est ce qui va définir sa carrière.» 

Présence no 8

Laissons la parole à l’entraîneur!

AT : «Alexis a commencé sa séquence avec un beau repli défensif qui a embêté Cal Clutterbuck. Par la suite, il s’amène en contre-attaque, mais ne prend pas la bonne décision en tentant de rejoindre son coéquipier dans l’enclave. Il aurait été mieux de se servir de sa vitesse et de couper au filet.» 

Présence no 10

Alexis Lafrenière se retrouve libéré en zone offensive, en avantage numérique, mais la rondelle ne vient pas à lui.

AT : «Alexis n’a pas été habitué à ne pas être le gars à qui tout le monde voulait passer. Là, il vit la situation inverse. Quand un joueur voit que, par exemple, Artemi Panarin est libre, c’est à lui qu’ils vont tenter une passe.» 

Présence no 11

Lafrenière est pris en défaut pour avoir accroché et les Islanders capitalisent pour faire 4 à 0 grâce au but de Jordan Eberle. 

AT : «Il venait d’arriver sur la patinoire quand il a été puni et, malheureusement pour lui, ç’a coûté un but. C’est ce genre de match. Ça ne vire pas pour lui, mais il démontre de belles choses sans la rondelle. Il termine ses mises en échec et est bien positionné.» 

Présence no 12

Lafrenière obtient une dernière présence avant la fin de la deuxième période et il obtient une bonne chance de marquer. Le tir de Tony DeAngelo rate le filet, mais revient devant et Lafrenière parvient à toucher au retour sans toutefois pousser la rondelle avec force.

AT : «Il n’a pas marqué, mais il a démontré qu’il a la force pour jouer dans la LNH. Il est très fort sur la rondelle. Quand tu regardes son cou, tu vois que c’est un homme.» 

Le bulletin final 

«Je donne un 6/10 parce que je sais ce qu’il peut faire. De toute façon, en tant qu’équipe, les Rangers méritent un 4/10. Et si j’avais à donner des notes aux autres joueurs des Rangers, personne n’aurait plus que 6. Alexis n’a pas joué son meilleur match, mais il a démontré qu’il a sa place dans cette ligue. Il va faire les ajustements nécessaires et il va être correct. Mais ça, je pense que tout le monde le sait.»