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Retards majeurs de Pfizer: 100 000 doses de moins que prévu au Québec d'ici un mois

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Le Québec devra composer avec 100 000 doses de vaccin de moins que prévu d’ici la mi-février, en raison d’une réduction temporaire des livraisons annoncées par la pharmaceutique Pfizer, qui doit rénover son usine de production en Europe.

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Ces travaux entraîneront, pendant quatre semaines, une diminution moyenne de 50 % des livraisons de vaccins que Pfizer destinait au Canada à partir de ses installations situées à Puurs, en Belgique.

Dans la région de Québec, les premières doses du vaccin de Pfizer avaient été livrées au Centre d’hébergement Saint-Antoine, le 14 décembre, marquant ainsi le début d’une opération de vaccination historique.
Photo Dominique Lelièvre
Dans la région de Québec, les premières doses du vaccin de Pfizer avaient été livrées au Centre d’hébergement Saint-Antoine, le 14 décembre, marquant ainsi le début d’une opération de vaccination historique.

Le major général Dany Fortin, responsable de la logistique de la distribution des vaccins pour le Canada, a précisé que les retards se feront surtout sentir dans la dernière semaine de janvier, au cours de laquelle il ne s’attend plus à recevoir que le quart des doses prévues du vaccin de Pfizer/BioNTech.

Ottawa s’attend à recevoir la moitié de ce qui était prévu au cours de la première semaine de février, puis les deux tiers la semaine suivante.

Pour le Québec, cela se traduira par 38 025 doses de moins au cours de la seule semaine du 25 janvier, soit un peu plus que le nombre d’usagers qu’il souhaitait vacciner dans les résidences privées pour aînés (RPA) d’ici février.

La semaine suivante, la province sera privée de 43 875 doses par rapport à ce qui était attendu, a fait savoir le ministre de la Santé, Christian Dubé.

L’impact sera moindre la semaine prochaine (-4875), puisque la commande est déjà sur le point d’être expédiée.

Revoir la distribution

«Nos équipes travaillent déjà à établir une nouvelle planification de distribution des doses», a déclaré sur Twitter le ministre Dubé.

Quant à la deuxième semaine de février, toutes proportions gardées, on peut s’atten-dre à ce qu’il manque environ 28 000 doses à la livraison prévue, une information que le cabinet du ministre de la Santé n’a pas voulu confirmer.

Un peu plus tôt, son cabinet avait indiqué que les retards confortaient sa décision de reporter la deuxième dose de 42 à 90 jours.

«Nous devons sauver le plus de personnes possible, avec un nombre très limité de vaccins, a mentionné son attachée de presse, Marjaurie Côté-Boileau. Et le ralentissement temporaire de production de Pfizer ne fait que renforcer ce choix.»

Des pays en furie, mais pas Trudeau

D’autres pays européens touchés par les retards de livraison du vaccin Pfizer/BioNTech ont dénoncé vivement la situation.

L’Allemagne a déploré «une communication inattendue et de très court terme».

Les ministres de la Santé du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, de la Lituanie, de la Lettonie et de la Suède ont, quant à eux, dénoncé, dans une missive commune, une situation «inacceptable» portant préjudice à la «crédibilité du processus de vaccination».

La réaction du Canada a été beaucoup plus douce. 

«C’est normal qu’il y ait des imprévus», a dit le premier ministre, Justin Trudeau, devant sa résidence de Rideau Cottage. 

«Il s’agit d’un retard temporaire et non d’une perte. Les vaccins seront livrés plus tard», a souligné de son côté la ministre fédérale de l’Approvisionnement, Anita Anand, qui a appris la nouvelle jeudi soir.

À terme, les travaux exécutés par Pfizer permettront de rehausser sa capacité de production et «d’augmenter considérablement les doses disponibles pour les patients à la fin de février et en mars», a expliqué une représentante de l’entreprise au Canada, Christina Antoniou.

L’objectif ne change pas

Ottawa continue donc de s’attendre à avoir reçu un total de quatre millions de doses de Pfizer d’ici la fin du mois de mars.

Avec les doses de Moderna, cela signifie six millions de doses au total sur la même période.

L’objectif à long terme est d’avoir vacciné tous les Canadiens qui le souhaitent d’ici la fin septembre.

Les États-Unis, de leur côté, ne seront pas touchés par la décision de Pfizer puisque leurs doses proviennent d’installations américaines situées au Michigan.

— Avec la collaboration d’Émilie Bergeron, Agence QMI, et AFP 

Les doses de Pfizer au Québec  

18-24 janvier  

  • Doses prévues: 46 800   
  • Doses révisées: 41 925   
  • Doses en moins: 4875      

25-31 janvier  

  • Doses prévues: 46 800   
  • Doses révisées: 8775   
  • Doses en moins: 38 025      

1-7 février  

  • Doses prévues: 82 875   
  • Doses révisées: 39 000   
  • Doses en moins: 43 875      

8-14 février  

  • Doses prévues: 82 875   
  • Doses révisées: 54 698*   
  • Doses en moins: 28 177*       

Total  

  • Doses prévues: 259 350   
  • Doses révisées: 144 398   
  • Doses en moins: 114 952      

* Donnée estimée si Québec reçoit les 2/3 de la livraison prévue, comme annoncé par Ottawa.

Situation au Québec

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Total 84 837+ 9 264

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Total 5 195 725+ 35 114

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