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Travailleurs essentiels: pas de prime chez les employés de Loblaw

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Sobeys (IGA) a réintroduit la prime salariale pour ses travailleurs au Québec. Metro offrira des cartes-cadeaux à ses salariés. De son côté, Loblaw dit « suivre la situation de près », mais aucun nouveau boni n’a encore été offert.

Au cours des dernières semaines, plusieurs entreprises ont décidé d’offrir des avantages financiers à leurs employés afin de les remercier d’être au front alors que la province est plongée de nouveau dans un confinement.

Chez Sobeys, en fonction du nombre d’heures travaillées, le montant additionnel versé aux employés varie de « 10 $ à 100 $ de plus par semaine ».

La chaîne Metro a choisi quant à elle de récompenser ses travailleurs avec des cartes-cadeaux. Ils devraient recevoir au mois de février 75 $, 150 $ ou 300 $. L’argent devra être dépensé dans l’une des bannières du groupe. 

Walmart Canada a aussi versé une prime spéciale de 250 $ à ses travailleurs à temps plein et de 150 $ à ses salariés à temps partiel partout au pays.   

Pressions

Depuis plusieurs semaines, le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) fait des pressions pour le retour des primes dans les supermarchés. Au printemps dernier, plusieurs entreprises avaient offert temporairement un boni de 2 $ supplémentaires l’heure.

Le syndicat a même récemment transmis des lettres aux géants de l’alimentation pour leur demander d’encourager leurs travailleurs essentiels.

« C’est certain que les profits sont au rendez-vous pour ces chaînes », avance au Journal la porte-parole, Roxane Larouche. « En raison du confinement, l’offre alimentaire est orientée davantage vers les épiceries », ajoute-t-elle.

Cette dernière déplore le fait que Loblaw, propriétaire notamment des enseignes Maxi et Provigo, n’ait toujours pas répondu positivement à la demande des TUAC, qui compte plus de 55 000 membres au Québec.

Rabais aux travailleurs

De son côté, la société assure au Journal avoir récompensé ses employés de différentes façons au cours des derniers mois. Pour la prime COVID-19, elle confirme qu’elle n’a toutefois pas été réintroduite. 

« Nous avons doublé le rabais aux collègues durant quelques jours en prévision de la période des Fêtes », a donné comme exemple la directrice principale affaires corporatives et communications, Johanne Héroux. « Notre priorité demeure la sécurité de nos collègues et de nos clients », dit-elle.

Jeudi, la presse canadienne écrivait qu’Olymel fermait aussi la porte à l’idée d’offrir de nouveau une prime pour ses travailleurs.