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Que vaut Pierre-Luc Dubois?

Blue Jackets c. Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier Il semble que le Canadien soit dans la course pour l’obtention de Pierre-Luc Dubois. La question demeure de savoir qui sont les joueurs que Marc Bergevin est prêt à sacrifier pour faire son acquisition.

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Pierre-Luc Dubois veut quitter Columbus, l’entraîneur des Blue Jackets John Tortorella l’a confirmé la semaine dernière. Il semble maintenant que le Canadien soit dans la course pour l’engager. Mais à quel prix ?

Récemment, le bruit a circulé que le directeur général des Jackets, Jarmo Kekalainen, demande Nick Suzuki comme pièce de retour. 

C’est là que le casse-tête de Marc Bergevin débute. Parce que, oui, Pierre-Luc Dubois est un centre de concession de 22 ans, Québécois en plus. Par contre, Suzuki démontre des signes de grand talent malgré son peu d’expérience dans la LNH et le trio qu’il forme actuellement avec Josh Anderson et Jonathan Drouin semble s’être créé une chimie qu’il sera difficile de défaire.

Personnellement, je serais davantage enclin à offrir Jesperi Kotkaniemi et Cole Caufield, par exemple, que d’inclure Suzuki ou Alexander Romanov qui, pour moi, sont les deux seuls intouchables à Montréal à l’heure actuelle.

Par contre, c’est évident que Kekalainen va tenter de maximiser la valeur de son joueur. Il le fera probablement en mettant plusieurs équipes en compétition pour l’acquisition des services du troisième choix au total en 2017. C’est ce que les bons directeurs généraux font.

Est-ce qu’un Brendan Gallagher pourrait être impliqué dans une telle transaction ? Je n’exclus aucune possibilité. Le fougueux attaquant du Canadien vient de signer une lucrative prolongation de contrat, mais son temps de glace semble voué à diminuer avec l’arrivée des Anderson et Tyler Toffoli, entre autres.

UN CHEMIN TRACÉ

Quelques autres marchés semblent réellement dans la course pour l’obtention de Dubois, et les Jets de Winnipeg en font partie, selon les récentes rumeurs. Le Manitoba serait une destination logique pour l’attaquant puisque son père, Éric, travaille comme entraîneur adjoint avec le Moose du Manitoba, club-école des Jets.

Ceci étant dit, Marc Bergevin a un avantage en ce moment : la ligne de communication est déjà bien établie entre Kekalainen et lui puisqu’ils ont transigé pas plus tard qu’en octobre dernier, lorsque Josh Anderson a pris le chemin de Montréal en retour de Max Domi.

Ce qu’on ne sait pas, maintenant, c’est à quel point Dubois veut quitter Columbus. Il semble que sa relation avec Tortorella ne soit pas au beau fixe et il sera intéressant de voir comment toute cette situation va impacter les résultats de l’équipe sur la patinoire. 

Parce qu’il n’est pas exclu que ce soit l’entraîneur qui parte en premier ! Dans ce genre de bras de fer entre un joueur vedette et un entraîneur, c’est rarement ce dernier qui l’emporte.

EN DÉROUTE

Kekalainen a de la pression en ce moment. Il ne peut se permettre d’échanger son jeune centre de concession et de ne pas recevoir un retour qui aidera son équipe à s’en remettre à long terme. 

D’ailleurs, il y a quelque chose qui cloche là-bas. Au cours des dernières années, Sergei Bobrovsky, Artemi Panarin, Matt Duchene et Ryan Dzingel ont tous décidé de tester le marché des joueurs autonomes plutôt que de s’entendre sur une prolongation de contrat avec les Jackets. L’équipe se doit de bien gérer la situation Dubois puisqu’ils ne pourront s’en remettre s’il fallait que l’un de leurs deux piliers à la ligne bleue, Zach Werenski ou Seth Jones, décide qu’il en a assez, lui aussi, de jouer à Columbus.

Une chose est sûre, c’est qu’il faudra que ce dossier débloque. Puisque plus ça traîne, et plus le jeu des négociations est étalé sur la place publique, plus ce sera une patate chaude dans les mains de Jarmo Kekalainen. 

Les échos de Bergie 

ROMANOV : WOW !

Mercredi, c’était la première fois que j’avais la chance de voir Alexander Romanov en action lors d’un match régulier. Comme à peu près tout le monde, j’ai été subjugué par son jeu. Honnêtement, on aurait dit que ça faisait dix ans qu’il jouait dans la LNH. Souvent, les jeunes arrivent et font attention, à leurs débuts, en y allant des jeux les plus simples possible. Pas Romanov ! D’ailleurs, je ne serais pas surpris qu’il soit placé à la gauche de Jeff Petry sous peu. Je pense que le no 26 du Canadien serait le partenaire idéal pour Romanov puisque leurs styles sont complémentaires.

PAS DE PANIQUE

Alexis Lafrenière a fait ses débuts dans la LNH jeudi soir et disons que ce ne fut pas le scénario idéal pour une entrée en scène. Les Rangers ont été déclassés à tous les points de vue par des Islanders de New York qui semblaient déjà en forme de mi-saison. Ils ont dû jouer du hockey de rattrapage contre l’une des formations les plus hermétiques de la LNH. Dans le cas du jeune Québécois, la glace est brisée. Non, ce n’était peut-être pas les débuts qu’il espérait, mais au moins la première est derrière lui. Il y avait certainement un peu de nervosité et, en plus, il n’avait pas joué de match depuis une dizaine de mois. Il y aura des hauts et des bas pour le jeune Eustachois cette saison. C’est le début d’une longue carrière pour lui dans la LNH, je n’en ai aucun doute.

CONTRER MCDAVID

Le Canadien affrontera les Oilers d’Edmonton ce soir et leur capitaine Connor McDavid qui a inscrit un tour du chapeau jeudi soir contre les Canucks de Vancouver. Quel joueur de hockey ! J’ai hâte de voir quelle paire de défenseurs aura le mandat de les contenir, lui et Leon Draisaitl, mais ce ne sera pas une mince tâche. Dans le cas de McDavid, il est en mission. C’est clair, à l’entendre parler, qu’il en a marre de perdre. Si les Oilers ne sont pas en mesure d’atteindre le niveau supérieur au cours des prochaines saisons, j’ai hâte de voir ce qui va arriver de McDavid à Edmonton. Demandera-t-il un changement d’air ? Après tout, si Wayne Gretzky a été échangé, tout le monde peut l’être...

– Propos recueillis par Kevin Dubé