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Comment acheter un chalet sans trop dépenser

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Illustration Adobe Stock

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Acheter un chalet peut être un projet coûteux en temps et en argent. C’est vrai, jusqu’au moment où vous mettez votre chalet en location et que vous en confiez la gestion à un gestionnaire.

Si la pandémie de COVID-19 vous a donné le goût d’acheter un chalet, vous n’êtes pas seul : selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), 3,7 % des ménages québécois souhaitent faire l’acquisition d’un chalet d’ici 2025.

En plus de permettre d’aller respirer hors de la ville, l’achat d’un chalet peut aussi être une opportunité de gagner un revenu supplémentaire, notamment en le louant lorsque vous n’y êtes pas.

Combien coûte un chalet ?

En plus du coût d’acquisition, il faut compter les frais d’achat et les frais récurrents.

Les frais d’achat incluent entre autres les droits de mutation, les rénovations et le déménagement. Pour ce qui est des frais récurrents, il est recommandé de prévoir un montant annuel d’environ 2 % du coût d’acquisition pour l’entretien, ce qui représente 6000 $ pour un chalet de 300 000 $. À cela, il faut ajouter les frais d’hypothèque, le paiement des taxes municipales, les assurances habitation ainsi que les autres dépenses, comme l’électricité, le câble et l’internet.

Bref, acheter un chalet c’est comme acheter une deuxième maison, à la différence près qu’il faut généralement verser une mise de fonds minimale de 20 % du coût d’achat.

Embaucher un gestionnaire

En théorie, louer votre chalet lorsque vous n’y êtes pas est une excellente manière d’éponger les frais d’achat et les frais récurrents. Mais en pratique, faire soi-même la gestion d’un chalet locatif peut prendre beaucoup de temps. Il faut faire du marketing, gérer les réservations, accueillir les locataires, faire du ménage... Bref, cela peut ressembler à un second emploi à temps partiel.

La solution est d’embaucher un gestionnaire et de lui déléguer toutes ces tâches. Il existe plusieurs compagnies spécialisées en la matière et les frais de gestion varient selon les services offerts. En général, il faut s’attendre à payer 15 % à 30 % des revenus bruts de location.

Selon mon expérience, une bonne compagnie de gestion qui offre des services professionnels peut vous faire gagner plus que si vous faites la gestion par vous-même. Toutefois, ces compagnies se font rares et il est pertinent de vérifier leur rendement auprès de clients qui ont déjà fait affaire avec eux ou encore sur des sites spécialisés dans le domaine.


♦ Ghislain Larochelle est un professionnel inscrit à l’Ordre des ingénieurs du Québec ainsi qu’à l’OACIQ.

Conseils

  • Attention à la nouvelle réglementation. Depuis le mois de mai 2020, tout chalet loué pour 31 jours et moins pour lequel vous faites de la publicité pour sa location doit obligatoirement être inscrit à la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ). 
  • N’oubliez pas que la location de chalet peut être assujettie à diverses taxes. Pensez notamment à la taxe sur l’hébergement (3,5 % du prix du séjour) ainsi qu’à la TPS et la TVQ.
  • C’est important de faire de bons calculs de rentabilité. La part de revenus allouée au gestionnaire ne doit pas vous empêcher d’être rentable. 
  • Adaptez votre couverture d’assurance, puisque les contrats pour l’habitation excluent généralement la location à court terme.