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Installations extérieures: des surveillants se font insulter, dénonce le maire

Le maire Labeaume lance un appel au civisme auprès des citoyens rendus agressifs par les mesures sanitaires

En conférence de presse, lundi, le maire Régis Labeaume a fait part du cas d’une surveillante de patinoire qui a dû s’enfermer dans le chalet et appeler les policiers en raison de l’intimidation qu’elle subissait par des gens hostiles au couvre-feu.
Photo Stevens Leblanc En conférence de presse, lundi, le maire Régis Labeaume a fait part du cas d’une surveillante de patinoire qui a dû s’enfermer dans le chalet et appeler les policiers en raison de l’intimidation qu’elle subissait par des gens hostiles au couvre-feu.

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Des citoyens frustrés des consignes sanitaires font preuve d’agressivité envers les surveillants des patinoires et des glissades de la Ville, si bien que des plaintes ont été faites à la police, déplore le maire Régis Labeaume, qui lance un appel au civisme.

Lundi, en marge du conseil municipal, le maire de Québec a exposé sa déception devant certains gestes posés depuis quelques semaines, avec l’accroissement des mesures liées à la pandémie.

Des employés surveillants de patinoires ou de sites de glissades, souvent des jeunes, se sont fait crier dessus, insulter et même cracher à la figure par des citoyens qui étaient frustrés de se voir imposer des consignes, comme le respect du couvre-feu, a énuméré le maire. 

Il a cité le Domaine Maizerets, où les attroupements sont fréquents et nombreux, le parc de l’Accueil, où une employée a été intimidée pour avoir demandé aux usagers de respecter le couvre-feu, et le parc Guillaume-Mathieu, où un employé s’est fait cracher à la figure par un citoyen en colère.

En tout, 19 plaintes ont été déposées au 911 et une douzaine au 311. Des plaintes sont aussi faites à la mairie.

« Inacceptable »

« C’est inacceptable », a déploré le maire. « Plutôt que de leur crier après, peut-être que vous pourriez leur dire merci d’être là malgré tout », a-t-il exhorté. M. Labeaume a demandé aux citoyens « à pic » de se parler. « Essayons d’être tolérants. Laissez pas un surveillant tout seul avec une gang d’ados. Allez donc l’aider un peu. » 

« Ce sont des situations qui nous inquiètent. On ne veut pas que ça se détériore. On demande aux gens de ne pas rejeter leur frustration des consignes sur ceux qui ont la difficile tâche de les faire appliquer. »

Le maire a plus tard indiqué avoir reçu après sa sortie des messages des employés des loisirs, qui « sont très heureux qu’on les appuie ».

Depuis une semaine, la Ville a doublé la surveillance près de ses installations. Des surveillants ont eu également de la formation supplémentaire pour les aider à gérer ces situations difficiles.

La directrice générale adjointe, Chantale Giguère, responsable de la sécurité civile, a indiqué que la Ville n’envisage pas de fermer les installations.

La Municipalité est sûre qu’avec cet appel à la population et la surveillance intensifiée les comportements répréhensibles diminueront.

« C’est pas simple, l’hiver est pas terminé, la pandémie non plus. Faut se comprendre, faut se parler », a conclu le maire.

Minorité

Le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, a joint sa voix à celle du maire pour demander « à cette minorité de récalcitrants de faire preuve de civisme, de penser aux autres, de s’assurer que tout le monde ait du plaisir et de respecter le plus possible les consignes de la Santé publique ». 

Il a admis que les nouvelles règles imposées par le gouvernement ont apporté des défis, notamment sur les patinoires.

« Ça se passait bien dans le temps des Fêtes. J’étais surpris de voir la discipline et le respect de la consigne du hockey à quatre contre quatre. À partir du moment où le gouvernement a dit qu’on ne joue plus au hockey, la responsabilité est tombée sur les épaules des municipalités. »