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Pourquoi nous cache-t-on la vérité?

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Personne ne sera surpris d’apprendre que, finalement, les avis de la Santé publique pour conseiller le gouvernement sur la COVID-19 ne seront pas rendus publics.

Pourtant, Horacio Arruda disait en point de presse n’avoir rien à cacher. Lui, non, mais François Legault, oui.

Improvisation ou manipulation?

Le bon docteur Arruda parle trop. C’est pour cette raison qu’il s’est vu imposer un coach en communication

Or, il y a une différence entre être un spécialiste de la santé publique et être un politicien. François Legault sait très bien que l’information d’aujourd’hui, c’est la munition de demain. Plus on donne de l’une, plus on risque de recevoir de l’autre.

Ce n’est un secret pour personne : notre gouvernement gère cette pandémie à tâtons, sans mode d’emploi. Mais ses décisions ne sont pas prises dans le noir total.

«Va pas m’écrire ça!»

C’est certainement pour ne pas devoir justifier ses décisions que le gouvernement exige que les communications écrites demeurent au minimum à propos de la pandémie. 

«Es-tu sur une ligne dure?» On doit souvent l’entendre, celle-là ! Et les applications de messagerie cryptées doivent se faire aller sur un chaud temps entre les attachés politiques ces jours-ci.

C’est évidemment pour éviter que des scénarios erronés ou farfelus ne se retrouvent dans les journaux. Mais n’allez pas croire que tous les ministères sont gérés sur un coin de table, c’est faux. Dans un ministère normal, tout est écrit, relu, approuvé et contresigné trois fois.

Et n’allez surtout pas croire que personne n’a de notes écrites à propos de la crise actuelle. Pensez-vous vraiment que les attachés politiques rédigent des allocutions et des communiqués techniques de mémoire? Mais non.

Alors, où sont ces notes? Qui exige qu’elles soient détruites si elles n’existent plus? Seraient-elles accessibles dans une enquête publique?

La seule conclusion à tout cela, c’est qu’on vous cache la vérité.