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COVID-19: les normes sur la qualité de l’air dans les écoles critiquées

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La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) demande au gouvernement Legault de resserrer les règles sur la qualité de l’air dans les écoles, dans un contexte où la transmission de la COVID-19 par aérosol est maintenant reconnue par la Santé publique.

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Assisté par l’épidémiologiste Nimâ Machouf, le syndicat déplore que le ministère de l’Éducation ait fixé à 2000 ppm le taux de concentration de CO2 dans l’air jugé assez important pour que l'on mette rapidement en place des mesures correctives en classe, en moins d'une semaine. La norme sécuritaire établie par le même ministère est pourtant de 1000 ppm, et aucune classe ne devrait donc dépasser ce seuil, estime la FAE.

De son côté, le gouvernement rétorque que les classes où la concentration de CO2 se situe entre 1000 et 2000 ppm seront modifiées, mais moins rapidement: sans limite de temps (entre 1000 et 1500 ppm) ou en moins d'un mois (1500 à 2000).

Ces mesures de la concentration de CO2 servent d’indicateurs en ce qui concerne la qualité de la ventilation. Dans une salle mal ventilée, la concentration de CO2 sera plus élevée, et la COVID-19 sera transmise plus facilement.

Le syndicat demande également au ministère de changer sa méthodologie, critiquée par des experts indépendants et les partis d’opposition. Pour évaluer la qualité de l’air d’un local, Québec fait une moyenne de trois résultats: une prise d’air avant le début des classes, et donc sans élèves, une prise d’air pendant un cours et une prise d’air une fois que les fenêtres sont ouvertes.

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, exige que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, presse le pas: «Le plan gouvernemental semble minimiser le fait que le virus de la COVID-19 se propage par aérosol. Le gouvernement peut faire mieux en mettant en place un plan de ventilation cohérent, sécuritaire et qui permette de freiner la propagation du virus, parce qu’en ce moment, le personnel scolaire est loin d’être rassuré», déplore-t-il dans un communiqué.

Selon la propre étude du ministère de l’Éducation, plus de la moitié des classes sans ventilation mécanique testées dépassent la cible de concentration de 1000 ppm de CO2 durant les cours.

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