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Des impacts à Bécancour à cause de l'abandon de Keystone XL

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La suspension de la construction en cours de l'oléoduc Keystone XL décrétée mercredi par le nouveau président américain a des impacts à Bécancour, dans le Centre-du-Québec.

L'entreprise Canadoil Forge qui approvisionne TC Énergie en composantes, coudes et raccords se retrouve dans l'incertitude. La décision du président Joe Biden est celle qui était appréhendée.

Environ 50% des livraisons, dont certaines sont faites directement sur le tracé de l'oléoduc aux États-Unis, ont déjà été faites. Il restait encore du travail pour toute l'année 2021 dans l'usine de Bécancour afin d'honorer le contrat.

Dès qu'il a vu le président Biden signer le décret annulant l'accord présidentiel au projet, le président de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIBP) a pris le téléphone pour s'enquérir des contrecoups chez Canadoil Forge.

«Évidemment, il y a un impact parce qu'eux ont des contrats avec TC Énergie et ce sont des gens qui produisent et réparent de la tuyauterie qui sert aux oléoducs. Donc, c'est directement dans leur marché», a observé Maurice Richard, jeudi, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Canadoil Forge attend maintenant que TC Énergie lui donne des indications quant à la suite des choses. La fabrication sera-t-elle maintenue, ralentie ou stoppée? Dans l'immédiat, pour au moins les deux prochaines semaines, tout se poursuit normalement.

En octobre dernier, Canadoil Forge avait mis à pied de façon temporaire 50 de ses 120 employés en raison de l'incertitude entourant le résultat des élections américaines. Avec le décret qui vient d'être adopté, il est impossible de spéculer sur un éventuel rappel.

Le député bloquiste Louis Plamondon, lui-même opposé aux oléoducs, n'en pense pas moins que les échanges qu'auront Justin Trudeau et Joe Biden, notamment vendredi, pourraient permettre de trouver une solution.

«Monsieur Biden aurait l'air fou de changer d'idée deux jours après avoir signé le papier, mais avec quelques téléphones et quelques rencontres ils pourraient arriver à quelque chose», a-t-il dit.

  • Écoutez la chronique économique d’Yves Daoust, directeur de la section Argent du Journal de Montréal, sur QUB radio: