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Joe Biden au pouvoir: moins de sautes d’humeur en vue, selon des entrepreneurs

Joe Biden au pouvoir: moins de sautes d’humeur en vue, selon des entrepreneurs
AFP

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Certains manufacturiers québécois brassant des affaires aux États-Unis en ont vu de toutes les couleurs sous le règne de Donald Trump, notamment en raison du bras fer entre le Canada et nos voisins du Sud concernant les tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier.

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Fondateur des entreprises beauceronnes Manac et Groupe Canam, Marcel Dutil ne prévoit pas de ralentissement dans ses contrats en 2021 en raison de l’arrivée d’un nouveau président au pays de l’Oncle Sam. 

«2020 a été très occupée autant du côté de Manac que de Canam. Le carnet de commandes est à son plus haut», a confié celui qui occupe la chaise de président du conseil d’administration chez Groupe Canam. 

Questionné sur ses prévisions maintenant que Joe Biden est au pouvoir, M. Dutil s’attend à moins de sautes d’humeur du 46e président des États-Unis.  

«Cela va être fait logiquement. Je pense bien que M. Biden est là pour le bien des Américains, pas pour le bien de M. Biden, comme M. Trump était là pour M. Trump», a répondu au Journal l’homme d’affaires.

Pour le Buy American Act, M. Dutil espère que le Canada sera en mesure de négocier avec le nouveau grand patron un «Buy Amérique du Nord». Une idée qui a déjà été évoquée par le ministre François-Philippe Champagne.

Stabilité

Chez Premier Tech, le président et chef de la direction, Jean Bélanger, voit également d’un bon œil ce changement de garde qui devrait apporter, selon lui, davantage de stabilité à travers le pays et pour les entreprises. 

«Ce que nous avons vécu au cours des quatre dernières années [...], c’était une totale instabilité. On ne savait jamais quel lapin M. Trump pouvait sortir de son chapeau», a-t-il déploré, en entrevue. «C’est triste à dire, mais l’important, c’est qu’il ne soit plus le président. Juste le fait qu’il n’est plus là apporte en soi une stabilité», a ajouté M. Bélanger. 

Ce dernier concède tout de même que l’économie américaine a bien performé au cours des dernières années. «Oui, il y a eu de la croissance et de l’activité. [...] Mais est-ce que c’est grâce à M. Trump ou en raison des mesures prises avant par son prédécesseur, Barack Obama?» demande-t-il. 

«Si nous avions eu un réel président, je m’excuse, mais il n’avait pas la stature d’un président, probablement que nous aurions eu encore une meilleure période», est d’avis M. Bélanger, optimiste pour les prochaines années.  

De son côté, Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), qui se dit préoccupé des conséquences d’un possible renforcement du protectionnisme, espère qu’Ottawa sera en mesure de préserver l’accès de nos manufacturiers aux marchés américains. 

«Nos chaînes d’approvisionnement sont fortement intégrées et il faut assurer la compétitivité du marché nord-américain. Les intérêts de nos entreprises exportatrices doivent être entendus et pris en considération», a souligné la PDG, Véronique Proulx.