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Un discours digne, empathique et réaliste

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Photo AFP Le nouveau président, Joe Biden, embrasse sa femme, Jill Biden, après avoir prêté serment.

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Après quatre années d’une présidence qui n’avait rien de conventionnel, je ne vous cacherai pas que j’ai trouvé un certain réconfort en assistant aux cérémonies entourant l’assermentation de Joe Biden.

Si au fil des ans je me suis un peu lassé des démonstrations abusives de patriotisme et des recours aux mêmes symboles ou formules creuses, je me suis réjoui de leur caractère «normal».

Dans la mesure où la présence de 25 000 militaires dans une capitale fortifiée peut être associée à la normalité. 

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Une affaire de style

Après avoir entendu les dernières bravades de Donald Trump plus tôt dans la matinée, j’attendais avec impatience l’allocution du nouveau président.

S’il n’a pas les qualités d’orateur d’un Clinton ou d’un Obama, avec Joe Biden tout est affaire de style.

Digne et empathique, il a livré un discours à la hauteur des attentes. Un discours bien adapté à la réalité et savamment dosé. Nous étions à des lieues du «carnage américain» évoqué par Donald Trump en janvier 2017. 

Très réaliste

Nous nous attendions à ce que le 46e président soit rassembleur et positif, qu’il évoque les douleurs et les souffrances qu’entraînent la pandémie et la situation économique pour des millions de ses concitoyens.

Mais Biden a été plus que ça, il a surtout été très réaliste, refusant de nier ou de balayer sous le tapis les défis qui l’attendent, surtout celui de ramener le calme après l’insurrection du Capitole le 6 janvier dernier.

S’il a souligné le droit d’exprimer publiquement sa dissidence, il a surtout insisté sur la nécessité de défendre la vérité, l’espoir, la justice et la démocratie : «Democracy and hope, truth and justice, did not die on our watch.»

Premier pas

En reconnaissant la dure réalité, Joe Biden et les Américains ont effectué un premier pas pour gravir la montagne à laquelle référait la jeune poétesse noire Amanda Gorman dans un puissant poème intitulé «The Hill we climb».