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Justin sans lendemain

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Justin Trudeau était si fier de la nomination de Julie Payette comme gouverneure générale. Ça vient de lui exploser au visage.

Dès cette annonce, les antécédents de l’astronaute avaient été exposés. Arrêtée pour agression contre son mari il y a dix ans ; partie du Centre des Sciences après y avoir fait régner un climat délétère ; objet de deux enquêtes au Comité olympique canadien pour avoir harcelé des employés.

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Avant de recommander à la reine de nommer Julie Payette, Justin Trudeau a ignoré le comité qui aurait dû le conseiller à ce sujet. Il a fait subir à sa licorne une vérification de références moins sérieuse que celle qu’un gérant de McDonald impose à un jeune de 16 ans qui va tourner des boulettes.

Des coups d’éclat

Justin Trudeau gouverne par coups d’éclat. Jamais il ne s’est dit que le meilleur comportement qu’on pouvait attendre d’une personne occupant une fonction décorative est la discrétion. Ça prenait un spectacle.

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C’est sa manière de gouverner, comme si demain n’existait pas. Gagner la journée, peut-être la semaine, sans se demander où ça le mènera dans un an ou juste dans un mois.

La même chose s’est produite en décembre lorsqu’il s’est présenté devant la presse pour annoncer que le Canada avait reçu quelques caisses de vaccin. «Trudeau fait mentir ses détracteurs», s’est ébaubie la faune ottavienne.  

Spectacles

Un mois plus tard, le Canada reçoit encore ses doses au compte-gouttes. Seulement 2 % de la population a reçu une dose de vaccin, contre 6 % aux États-Unis, et Pfizer nous a mis sur la liste d’attente.

Ça n’annonçait pas ça quand Justin a fait son coup d’éclat...

Mais il est content, parce que pour lui, c’est ça, gouverner. Faire des spectacles, flatter les minorités, faire la leçon aux provinces, vivre comme s’il n’y avait pas de lendemain. Ça, Justin aime ça.

Planifier, nommer le bon monde à la bonne place, commander des vaccins, surveiller nos frontières, ça, ça ne l’intéresse pas.