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L’UPAC se penche sur le cas des mairesses

Une enquête policière pourrait être ouverte

marina pointe-calumet
Photo Chantal Poirier

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L’Unité permanente anticorruption s’est saisie hier du dossier des deux mairesses de Pointe-Calumet et de Sainte-Marthe-sur-le-Lac qui se sont ingérées dans le processus judiciaire pour faire annuler un constat d’infraction.

Le porte-parole de l’UPAC Mathieu Galarneau nous a confirmé que le corps policier ferait des vérifications au cours des prochains jours afin de déterminer s’il doit ouvrir une enquête criminelle. 

De son côté, la Commission municipale du Québec (CMQ), le chien de garde de l’éthique au domaine municipal, a déjà ouvert une enquête.  

  • Écoutez la chronique de Jean-Louis Fortin, diretceur du Bureau d’enquête de Québecor   

Notre Bureau d’enquête révélait hier que les mairesses Sonia Paulus, de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, et Sonia Fontaine, de Pointe-Calumet, ont fait pression sur un chef de police et cherché à parler à un procureur pour faire annuler un constat d’infraction remis au conjoint d’une connaissance de Mme Fontaine.

La mairesse Sonia Fontaine, de Pointe-Calumet
Photo tirée de la page Facebook de Sonia Fontaine
La mairesse Sonia Fontaine, de Pointe-Calumet

Cette situation, qui a ébranlé le milieu policier et judiciaire de la région, a également fait réagir la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, hier. 

« Ce qui est rapporté est très préoccupant. La Commission municipale du Québec a ouvert une enquête, donc je vais m’abstenir de commenter davantage. Je souhaite cependant que toute la lumière soit faite », a-t-elle commenté. 

Elle persiste et signe

Le dossier a fait réagir des citoyens de Sainte-Marthe-sur-le-Lac et de Pointe-Calumet sur les réseaux sociaux, hier. Sur sa page Facebook, la mairesse Sonia Fontaine a prétendu qu’elle avait bien agi. 

« Cette situation décrite reflète l’une des raisons principales de mon implication en tant que maire, c’est à dire de représenter vos intérêts, citoyennes et citoyens de Pointe-Calumet, en tentant de rectifier une erreur commise envers l’un de vous », a-t-elle indiqué. 

La mairesse Sonia Paulus, de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.
Photo d'archives
La mairesse Sonia Paulus, de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

La Ligue d’action civique, une organisation de citoyens et d’élus, a rappelé que « ce n’est pas parce qu’on est dans une situation de pouvoir qu’on a des privilèges ». 

« Ici, on a vraiment une situation d’abus qui est inacceptable et qui ne fait que gruger le sentiment de confiance envers les élus », a indiqué la porte-parole et chef intérimaire de Vrai Changement Montréal Justine McIntyre. 


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