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Trois semaines dans le Sud pour affaires

Un conseiller municipal tente d’expliquer son séjour

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Un conseiller municipal des Laurentides s’est permis un voyage de trois semaines dans les Antilles afin d’aller superviser l’avancement d’un chantier d’une de ses sociétés. 

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Le conseiller municipal de l’Estérel Stefan Tremblay est revenu dimanche dernier d’un séjour de trois semaines à Saint-Martin.

« Le but de mon déplacement était [pour] affaires. J’ai dû rencontrer mon partenaire local et notre juriste et agent d’immeuble », a expliqué au Journal­­­ M. Tremblay, propriétaire d’Unidev, une société basée à Saint-Martin qui y détient des parts dans un projet immobilier. 

Il affirme s’être, depuis, mis en quarantaine chez lui.

Préférant répondre par courriel après une brève conversation, M. Tremblay ajoute que « la visite technique de chantier nécessitait sa présence » sans détailler davantage ni expliquer pourquoi il était impossible de faire cela par visioconférence.

Cela n’est pas sans rappeler les voyages de plusieurs élus du pays qui ont fait les manchettes. Citons notamment ceux des députés du Québec, Pierre Arcand et Youri Chassin. 

M. Arcand, qui avait pris des vacances, a d’ailleurs été réprimandé.

Manque d’éthique

Spécialiste en éthique, René Villemure ne comprend pas que des élus voyagent encore après l’épisode du député Arcand.

« Ici, l’élu a manqué à la consigne. Un voyage d’affaires, c’est utile, mais je ne crois pas que c’est essentiel. Les gens ont de la difficulté à différencier les deux. Un élu, peu importe le palier, se doit d’être exemplaire », affirme M. Villemure.

Les autorités demandent de reporter tout voyage non essentiel en raison de la pandémie.

« Je ne veux pas commenter son voyage, car il me manque des détails [...]. On se plie en quatre pour sensibiliser la population au sujet de la COVID-19 et on prend ça très au sérieux. Je préfère que le monde, citoyens comme élus, ne voyage pas et respecte les consignes », précise le maire de l’Estérel, Joseph Dydzak.


Affaires mondiales Canada et l’Agence de santé publique du Canada n’ont pas voulu se prononcer sur la définition d’un voyage essentiel.