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Le gouvernement Legault n’envisage pas un report des élections municipales

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Le gouvernement n’a pas dans ses cartons de reporter les élections municipales de novembre, malgré la pandémie.

Le cabinet de la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, a indiqué au Journal que les événements se déroulent selon l’échéancier habituel. Les prochaines élections municipales doivent se tenir cette année le dimanche 7 novembre. 

«Il est toujours prévu que des élections municipales générales aient lieu à l’automne prochain», a soumis l’attachée de presse de la ministre, Bénédicte Trottier-Lavoie. 

«Les élections partielles des derniers mois ont démontré l’efficacité des mesures sanitaires élaborées en collaboration entre la Santé publique, le DGEQ et notre ministère. Nous continuerons de suivre la situation de près ainsi que les recommandations de la Santé publique.»

À L’Ancienne-Lorette, par exemple, des mesures particulières avaient été mises en place pour l’élection partielle au poste de maire, à la suite du décès d’Émile Loranger. On avait élargi la période du vote. Les mesures de distanciation et le port du masque étaient obligatoires.

Comme prévu

Du côté des villes de Québec et Lévis, on procède comme si les élections avaient lieu en novembre. 

«Le président d’élection de la Ville de Québec suit l’évolution de la situation de la pandémie de la COVID-19 de près, tout en maintenant l’organisation de l’élection générale pour le 7 novembre 2021 comme prévu dans la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités», a indiqué le porte-parole de la Ville David O’Brien.

Félix Masson, attaché de presse du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a soutenu également que tout «procède normalement». La Ville a mis en branle le processus, notamment en nommant sa présidente d’élections, qui est la greffière de la municipalité. «S’il y a de nouvelles directives, on va s’ajuster.»

Demande

Avant la pandémie, les maires du Québec avaient demandé au gouvernement de déplacer l’élection municipale au printemps, afin de laisser le temps aux nouveaux élus de s’installer en poste avant d’entrer en mode préparation du budget, un travail qui s’effectue dans les derniers mois de l’année. 

Revenant sur cette demande, le maire de Québec, Régis Labeaume, a indiqué que «la réponse qu’on nous a donnée, c’est que le DGEQ ne se sentait pas la capacité d’organiser deux élections dans la même année». 

Les élections provinciales se tiendront en effet en 2022. M. Labeaume considère que la demande est encore «extrêmement pertinente», mais il se résout à oublier 2022. 

– Avec la collaboration de Taïeb Moalla