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Pénurie de places en garderie à Rimouski

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Des centaines de parents attendent toujours une place en garderie pour leur enfant dans le secteur de Rimouski. 

Il y a près de 500 noms sur la liste d'attente uniquement dans la région.

Comme la situation est critique partout en province, le ministère de la Famille, Mathieu Lacombe, lançait en octobre 2020 un appel de projets ciblé pour la création de 4359 places subventionnées en installation.

De ce nombre, 226 sont réservés pour le Bas-Saint-Laurent et 166 pour la MRC de Rimouski-Neigette.

La date limite pour soumettre un projet était le 15 janvier. Au total, 319 projets ont été déposés pour tout le Québec, incluant quelques-uns pour Rimouski.

Un promoteur privé, qui opère des garderies sur la Rive-Sud de Montréal, a soumissionné afin d’obtenir 160 places à Rimouski et créer deux garderies privées.

Dans le secteur de Rimouski, les parents ont seulement deux possibilités présentement pour la garde de leurs enfants, soit d’obtenir une place dans un CPE ou dans une garderie en milieu familial.

Ce nouveau joueur propose un concept différent dans la région «Ce sont des garderies privées subventionnées et non des CPE, mais on est régi par le même ministère et nous sommes soumis à la même qualité éducative», a expliqué mercredi Renée Houle, l’instigatrice du projet.

Même s’il s’agit d’une installation privée, ces places seraient subventionnées au tarif de 8,35 $ par jour.

Le promoteur aimerait créer deux garderies de 80 places et a déjà ciblé les quartiers. «Il y a différents secteurs qui nous attirent, entre autres le secteur de Sainte-Odile et de Sacré-Cœur», a confirmé Renée Houle en entrevue avec TVA Nouvelles.

L’instigatrice confirme aussi que l’option de regrouper les 160 places sous le même toit est envisagée, ce qui aiderait à la gestion des opérations.

Les installations porteraient le nom de garderie Champ-de-Blé et garderie Milles-Étoiles.

Le ministère de la Famille confirme que les décisions seront rendues publiques à l’été. Les projets retenus seront confirmés à ce moment.

À partir de cette décision, les promoteurs ont deux ans pour réaliser le projet et être en activité.

Renée Houle croit que si son organisation opte pour un bâtiment déjà existant, cela fera en sorte d'accélérer le processus.

«C’est minimum entre un an et un an et demi avant de pouvoir [faire] aboutir le projet», a-t-elle dit.