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Dépistage et nouveaux variants: «Si on est passifs, on va se faire ramasser»

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Que ce soit à l’aide des tests rapides ou d’un dépistage plus important des nouveaux variants, le Québec doit être beaucoup plus proactif sans quoi la province, à l’instar de plusieurs pays européens, «va se faire ramasser» par le virus.

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C’est la mise en garde lancée jeudi par la pharmacienne et professeure à l’Université de Montréal Diane Lamarre, qui s’inquiète du faible nombre d’échantillonnages réalisés au Québec afin de détecter la présence des nouveaux variants.

«Il y a des pays qui en font vraiment beaucoup. Au Danemark, on est autour de 70%. On n’a peut-être pas besoin de se rendre jusque-là, mais on nous a parlé de 5 à 10%, et il semble qu’on soit seulement à 3%», explique-t-elle.

Pour détecter la présence d’un nouveau variant, il faut échantillonner un test de dépistage PCR, puis l’envoyer dans un laboratoire afin d’y réaliser un test génomique.

La pharmacienne craint qu’en dépistant aussi peu le nouveau variant, le Québec soit encore dans une position de «rattrapage» contre le virus.

«Si on est dans le mode passif, c’est sûr qu’on va se faire “ramasser” par le virus, prévient-elle. Il faut être proactif. Il ne faut pas se contenter d’un petit nombre de tests. Il faut continuer à tester beaucoup pour retrouver les premières traces d’éclosions causées par ces variants.»

Tests rapides

Avec encore moins de 1% des tests rapides utilisés au Québec, le gouvernement est passé à côté d’une belle occasion de faire preuve de proactivité, estime Diane Lamarre, même s’il commence à les déployer, notamment dans certaines écoles.

«C’est tard et on y va du bout des lèvres. C’est incompréhensible, ça ne se justifie pas», tranche-t-elle.

Les craintes quant à la fiabilité de ces tests sont invalides à ses yeux et ne font qu’«infantiliser» les Québécois.

«On est capable de dire à des parents dans une école ou à des gens qui travaillent dans une entreprise qu’on va vous tester, que ce test est un peu moins fiable, que c’est possible que vous soyez négatif, mais que vous l’ayez quand même», dit-elle.

La pharmacienne donne l’exemple de l’Ontario, où en dépistant massivement dans les entreprises, on a obtenu 60 résultats positifs à l’aide des tests rapides. Après un test PCR, 50 d’entre eux se sont avérés véritablement positifs.

«C’est quand même un triage. Quand on entre à l’hôpital, on n’est pas certain qu’on fait un infarctus, mais on ne dit pas de ne pas y aller au cas où on ne trouverait pas du premier coup que vous faites un infarctus, compare-t-elle. Non, on est dans un processus où on essaie de dépister les choses et on se recentre sur le diagnostic plus précis.»

Situation au Québec

En date du

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Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

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Total

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