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Le 29 janvier devient la Journée nationale de commémoration de l’attentat à la mosquée du Québec et d’action contre l’islamophobie

Le 29 janvier devient la Journée nationale de commémoration de l’attentat à la mosquée du Québec et d’action contre l’islamophobie
Daniel Mallard/Agence QMI

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Le gouvernement fédéral a annoncé jeudi que le 29 janvier sera la Journée nationale de commémoration de l’attentat à la mosquée du Québec et d’action contre l’islamophobie.

Ottawa a ainsi répondu à une demande de longue date d’une centaine d’organisations canadiennes, à la veille du 4e anniversaire du drame qui a fait six morts.

«Cette journée nationale de commémoration [...] nous permettra non seulement de ne jamais oublier cet horrible événement, mais également de poursuivre nos actions pour rendre ce pays plus ouvert et inclusif d’un océan à l’autre», a déclaré par communiqué la ministre de la Diversité, Bardish Chagger.

Le gouvernement Trudeau avait pourtant ignoré, en 2018, un appel à reconnaître officiellement le triste anniversaire. En plus de groupes comme le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC), un comité parlementaire recommandait dans un rapport «que le 29 janvier soit déclaré Journée nationale de commémoration et d’activités concernant l’islamophobie et toute autre forme de discrimination religieuse».

Dans sa réponse au rapport, la ministre du Patrimoine de l’époque, Mélanie Joly, évitait de trancher sur la question. Le fédéral a ensuite répété à plusieurs reprises qu’il réfléchissait à cette question.

Du côté de l’Assemblée nationale, l'enjeu d’une journée nationale d’action contre l’islamophobie a créé bien des remous. Le premier ministre François Legault s’y était opposé et avait créé un tollé en disant qu’il n’y avait pas d’islamophobie au Québec. Son équipe avait ensuite précisé qu’il avait voulu dire qu’il n’y a pas de «courant islamophobe» dans la province, mais que l’islamophobie existe.