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COVID-19: un contrat de 330 M$ pour des masques québécois

Québec vise l’autosuffisance pour l’équipement de protection individuelle

Medicom
Photo courtoisie, Medicom L’entreprise montréalaise Medicom, qui fabrique des masques, a construit des installations dans l’arrondissement Saint-Laurent l’été dernier grâce à un prêt de 4 millions $ d’Investissement Québec. L’usine emploie plus de 80 personnes.

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Québec veut assurer son autonomie en masques de protection grâce à un contrat de 330 millions $ sur 10 ans avec une entreprise de chez nous. 

La Montréalaise Medicom fournira annuellement 20 millions de masques N95 et 66 millions de masques chirurgicaux de niveau 3 au réseau de la santé québécois, a appris notre Bureau parlementaire. 

Alors qu’elle s’approvisionnait dans ses cinq usines à l’étranger avant la pandémie, l’entreprise a construit des installations à toute vapeur dans l’arrondissement Saint-Laurent cet été grâce à un prêt de 4 millions $ d’Investissement Québec. L’usine emploie désormais plus de 80 personnes.

Avec cette entente, Québec souhaite se doter d’une réserve de masques de protection pour alimenter le personnel de la santé pendant 4 à 6 mois d’une crise sanitaire.

«Nous serons autonomes pour les masques, au Québec», assure une source gouvernementale.

Medicom s’est également entendue avec le gouvernement fédéral au printemps dernier pour lui fournir 20 millions de masques N95 et 24 millions de masques chirurgicaux annuellement, pendant 10 ans.

Autosuffisance

Cette volonté d’autosuffisance est une tendance mondiale, remarque le chef de l’exploitation de Medicom, Guillaume Laverdure.

Outre le Canada, l’Angleterre, Hong Kong, Singapour et la France ont également commandé des nouvelles installations à Medicom depuis le début de la pandémie.  

«Ces gouvernements souhaitaient tous avoir des usines de proximité pour produire des masques sur place», explique M. Laverdure. 

Au printemps dernier, la course mondiale aux équipements de protection personnelle a démontré les limites d’une production industrielle concentrée en Asie. 

Des commandes québécoises pour de l’équipement de protection avaient notamment été retardées en Chine, sous prétexte de contrôle de qualité supplémentaire.

Une cargaison arrivée au Québec avait même été détournée vers les États-Unis par la suite. 

Et c’est sans compter les masques de protection dont la qualité a été jugée insuffisante une fois arrivés ici.

Pendant ce temps, les stocks au Québec diminuaient pour les préposés aux bénéficiaires et les autres employés du réseau de la santé confrontés à la pandémie de COVID-19. 

Policiers et argent comptant

Le premier ministre François Legault avait confié en conférence de presse que «ça joue dur dans certains pays».

Si bien que les représentants québécois ont parfois dû payer avec de l’argent comptant et être escortés par la police pour s’assurer qu’un autre pays ne tenterait pas de racheter la cargaison en chemin. 

Ce constat avait poussé M. Legault à promettre un virage vers une plus grande autosuffisance du Québec, tant en matière d’équipement médical que de nourriture. 

«Je pense que, s’il y a une leçon qu’on tire de la crise actuelle, c’est qu’on devrait être autonome pour les biens qui sont essentiels», affirmait François Legault le 3 avril dernier.

Ce jour-là, on estimait que les réserves en masques chirurgicaux permettraient au Québec de tenir encore seulement huit jours.

Entente avec Medicom  

Medicom
Photo courtoisie, Medicom
  • Contrat de 330 millions $ sur 10 ans   
  • 20 millions de masques N95 par année   
  • 66 millions de masques chirurgicaux par année   
  • Objectif : créer une réserve pour 4 à 6 mois d’une crise sanitaire   

Situation au Québec

En date du

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Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

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