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Québec solidaire aimerait convertir les autos à essence en voitures électriques

Québec solidaire aimerait convertir les autos à essence en voitures électriques
CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

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Québec solidaire veut qu’une industrie de la conversion d’automobiles à essence vers l’électricité s’implante au Québec, et demande au gouvernement Legault d’être plus ambitieux dans le développement de la filière du lithium au Québec.

«L’idée, c’est qu’au lieu d’importer des voitures électriques qui doivent être construites, c’est de faire du “rétrofit” et de transformer son véhicule à combustion», affirme la députée Ruba Ghazal, porte-parole en matière d’énergie et d’environnement pour QS. 

La technologie en est à ses balbutiements, mais elle pourrait se développer plus rapidement avec la contribution des universités et d’Hydro-Québec, soutient Mme Ghazal. Déjà, une entreprise québécoise, Ecotuned, à Varennes, offre ce service pour convertir les camionnettes de flotte en véhicules électriques.  

«Cette technologie n’est pas prête pour toutes les voitures, mais il y a une opportunité. Québec doit appuyer la recherche et développement», souligne Mme Ghazal.  

Selon elle, la transformation du parc automobile, comparativement à l'achat de véhicules neufs, permettrait au consommateur de faire des économies et favoriserait un virage plus rapide vers l’électrification. 

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Ce n’est pas la seule demande que le parti de gauche fait au gouvernement Legault. Mme Ghazal estime qu’en raison de la ruée vers le lithium et les autres minerais essentiels à l’assemblage d’une batterie, comme le cobalt et le nickel, une mise à jour de la Loi sur les mines est nécessaire.  

«Présentement, on donne le contrôle de nos ressources à une entreprise comme Pallinghurst, qui est dans les paradis fiscaux», dénonce-t-elle. Elle souhaite que le Québec ait plus de contrôle sur ce secteur.  

Mais avant d’extraire plus de ressources naturelles du sol, le parti propose surtout d’appuyer l’industrie du recyclage des batteries lithium-ion. «Tout ce qui existe, en ce moment, c’est à petite échelle, embryonnaire. Et le gouvernement ne nous parle que des mines. Il faut réglementer pour que ce soit obligatoire, de recycler des batteries», soutient Mme Ghazal.  

Le recyclage des batteries sera essentiel pour «réduire les impacts environnementaux de la filière électrique», dit-elle. «On ne veut pas avoir une dépendance au lithium comme on a une dépendance aux énergies fossiles», indique-t-elle.