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Vaccin: le Canada victime de sa léthargie

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On nous répète que seul un vaccin permettra un éventuel déconfinement. Des millions de Canadiens ont donc poussé un soupir de soulagement lorsque Pfizer et Moderna ont annoncé la mise en marché de leurs traitements.

Mais la lueur d’espoir s’est vite éteinte. Pfizer a annoncé que les livraisons prévues, déjà modestes et relativement tardives, ont été sensiblement réduites.

Pour toute réaction, Justin Trudeau y va de ses éternelles platitudes : « Notre gouvernement travaille sans relâche », « cette situation est indépendante de notre volonté », bla, bla, bla. 

Léthargie

Faux ! Si le Canada est dépendant des laboratoires étrangers, c’est en raison de sa léthargie.

En avril dernier, Trudeau annonçait une stratégie de 1,1 milliard $ pour développer et produire un vaccin. Il insistait d’ailleurs sur la nécessité d’augmenter la capacité de production actuelle.  

Que Pfizer et Moderna aient devancé le Canada en matière de recherche, soit ! Ainsi va la science ! 

Mais pourquoi sommes-nous tributaires de ces laboratoires en matière de production ? Pourquoi le Canada est-il aujourd’hui à la traîne alors qu’il était parmi les premiers à vacciner contre la grippe H1N1 ?

D’une part, le premier ministre a-t-il négocié avec les pharmaceutiques des licences qui permettraient de produire localement lesdits vaccins ? Si oui, pourquoi ne produisons-nous rien ? Si non, il doit fournir une explication aussi irréfutable que convaincante.

D’autre part, c’est un total de presque 500 milliards $ qu’Ottawa a dépensé depuis le début de la pandémie. Est-il extravagant de penser qu’avec une fraction de ce montant, même infinité-simale, les installations canadiennes, qui fabriquent déjà le vaccin antigrippal, auraient pu être mises à contribution ?

Épuisement

La pandémie a épuisé les Canadiens. Et chaque jour de crise coûte des milliards à l’économie. Comme le déconfinement dépend de l’administration du vaccin, la diligence des autorités est primordiale. Car au final, la liberté des Canadiens s’arrête là où débute la procrastination des dirigeants !