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Marie-Michèle Gagnon a réalisé un rêve de petite fille

Premier podium en super-géant en carrière pour l’athlète de Lac-Etchemin

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Photo AFP Le sourire de Marie-Michèle Gagnon en disait bien long, après une descente qui l’a menée sur l’estrade d’honneur.

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Marie-Michèle Gagnon a réalisé un rêve de petite fille en montant sur la troisième marche du podium du super-géant de la Coupe du monde de Garmisch-Parkenkirchen, samedi en Allemagne.

La médaille de bronze de la fierté de Lac-Etchemin lui procure son premier podium en carrière dans une épreuve de vitesse, son premier depuis 2016 et son 5e en carrière. 

« Je ne l’avais jamais dit, mais mon rêve a toujours été de remporter un podium en super-géant, a confié Gagnon qui porte les couleurs de l’équipe nationale depuis 2007. Quand je me suis cassé une jambe à 18 ans et qu’on m’a demandé de me tourner vers les épreuves techniques, j’ai toujours gardé le rêve de remporter un podium en super-géant. Je suis aux anges. Il s’agit d’un premier podium en près de cinq ans. En misant sur une nouvelle discipline, ça explique en partie le long délai entre les podiums. »

« Je ne pensais pas que la transition vers les épreuves de vitesse serait aussi difficile et que mon retour après ma blessure en 2017 à Lake Louise serait aussi ardu sur le plan mental, de poursuivre Gagnon, mais je savais aussi que c’était un projet de quatre ans et j’en suis à ma troisième année. J’ai toujours été patiente parce que la passion est là. Je tripe dans les épreuves de vitesse. Je n’ai pas obtenu les résultats souhaités au début, mais j’aime tellement ça que je n’avais pas de doutes sur ma décision. C’est pourquoi ce podium a une aussi grande signification. »

Surprise malgré tout

Très heureuse de sa médaille de bronze, Gagnon était surprise de grimper sur le podium lorsqu’elle a franchi le fil d’arrivée. « J’ai commis une erreur à la mi-parcours et je ne croyais pas que j’avais fait une manche qui me permettrait de monter sur le podium, a-t-elle expliqué. Parce que j’avais conservé le même rythme que les meilleurs à l’entraînement, je savais que j’étais capable de le faire, mais ce fut un peu plus long de construire ma confiance et d’acquérir l’expérience nécessaire. J’ai terminé en 10e place à Val d’Isère, mais j’ai vécu par la suite trois sorties en ligne. Ça devenait lourd. »

Nouvelle stratégie

Gagnon a opté pour une nouvelle stratégie. « Je prenais trop de risques. J’ai diminué l’intensité et j’ai récolté des 11e et 13e places. Ce n’était pas mauvais du tout et c’était encourageant. Je suis maintenant prête à aller au prochain niveau. Au lieu d’y aller à 70 % de mes capacités, j’étais à 85 % aujourd’hui (samedi). Ça va toutefois prendre une performance entre 90 et 95 % pour espérer une victoire. »

Partie au 29e rang, Gagnon a néanmoins profité de belles conditions de neige. Elle a cédé 0 s 93 à la médaillée d’or Lara Gut-Behrami qui signait une deuxième victoire consécutive. 

La Norvégienne Kajsa Vickhoff a remporté l’argent terminant à 0 s 68 de la Suisse. 

Gagnon sera de retour sur ses planches ce matin à l’occasion d’un deuxième super-géant.