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Des agissements pas très catholiques...

WE 0130 En mode lecture
Photo courtoisie Ce genre de petites choses
Claire Keegan
Aux Éditions Sabine Wespieser
120 pages

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Tout comme Peter Mullan l’a fait en 2002 avec Les sœurs Madeleine, la femme de lettres irlandaise Claire Keegan s’est penchée à sa façon sur la triste affaire des couvents de la Madeleine. 

Même s’il n’est pas bien épais, le nouveau roman de Claire Keegan laisse longtemps sa marque une fois lu. Parce qu’il est très, très joliment écrit, mais surtout parce que le « dysfonctionnement » qu’il dénonce avec beaucoup de délicatesse a fait scandale il y a une trentaine d’années. 

Avant même de commencer à nous raconter son histoire, Claire Keegan a d’ailleurs tenu à souligner en épigraphe que celle-ci était dédiée aux femmes et aux enfants qui avaient été enfermés et exploités dans les couvents de la Madeleine, en Irlande. Une situation que la mère de Bill Furlong, héros de son récit, aurait également facilement pu connaître si, après être tombée enceinte à l’âge de 16 ans, une veuve protestante au grand cœur n’avait pas accepté de la recueillir chez elle. 

Filles perdues 

Aujourd’hui adulte – l’histoire se déroule en 1985 –, Bill Furlong est propriétaire d’un dépôt de bois et de charbon dans la petite ville portuaire de New Ross, en Irlande. Un travail qui lui permet de subvenir décemment aux besoins de sa femme et de leurs cinq filles, mais qui, aux environs de Noël, l’oblige à effectuer lui-même presque toutes les livraisons. Voilà donc comment il finira par se rendre au couvent des religieuses du Bon Pasteur où, bien malgré lui, il sera témoin d’une scène qui le troublera au plus haut degré. Mais, dès qu’il parlera de ce qu’il a vu à sa femme, elle sera la première à lui conseiller de ne surtout pas s’en mêler. 

Après tout, les religieuses ne sont-elles pas mieux placées que quiconque pour prendre correctement soin des jeunes mères célibataires ?  

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Mourir la nuit
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Mourir la nuit

Avant de commencer à parler de ce livre, un petit mot sur l’auteure s’impose. Anne-Cécile Huwart est une journaliste indépendante belge qui, au tournant des années 2013-2014, a obtenu l’autorisation de suivre pendant plusieurs mois le travail des enquêteurs de la Police judiciaire fédérale de Bruxelles, section Crimes. 

Au cours des premières semaines, il n’y a pratiquement rien eu à signaler. Mais, le 3 février 2014, les corps de deux hommes sauvagement assassinés seront retrouvés à quelques heures d’intervalle. Et à partir de là, Anne-Cécile Huwart ne lâchera plus d’une semelle les deux équipes chargées de faire la lumière sur ces tragiques affaires.  

Tout est vrai

La première victime, Jephté Vanderhoeven, est un assistant social de 56 ans qui a été poignardé dans un appartement cossu d’Uccle, une commune située au sud-ouest de Bruxelles. Quant à la seconde victime, un sans-abri de 51 ans d’origine polonaise, elle sera retrouvée la cage thoracique défoncée sur la passerelle d’un stationnement de la place Charles Rogier, en plein centre de Bruxelles. 

Au fil des pages, on aura presque l’impression d’être là-bas, en Belgique. Car pendant que la police enquêtera, Anne-Cécile Huwart rapportera tout : les méthodes de recherche, les interrogatoires, les expertises, les auditions de la Cour. Et oui, son ouvrage se lit aussi facilement qu’un polar. 

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