/world/pacificasia
Navigation

COVID-19 au Japon: l’état d’urgence prolongé sur une partie du pays

COVID-19 au Japon: l’état d’urgence prolongé sur une partie du pays
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Le gouvernement japonais a prolongé mardi l’état d’urgence lié au coronavirus à Tokyo et dans d’autres départements du pays, à moins de six mois des Jeux olympiques, reportés en raison de la pandémie.

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie

Cette prolongation d’un mois, jusqu’au 7 mars, couvrira 10 des 11 départements initialement concernés par cette mesure, a déclaré le premier ministre, Yoshihide Suga.

L’état d’urgence, qui était en vigueur depuis début janvier, a contribué à réduire les infections, mais il faut faire plus, a-t-il dit. «Le taux d’hospitalisation restera élevé pendant un certain temps encore, c’est pourquoi nous devons poursuivre ces mesures», a expliqué M. Suga lors d’une conférence de presse.

«Chacun d’entre nous doit changer sa façon d’agir si nous voulons contenir la propagation du virus», a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement japonais a promis de lever «progressivement» l’état d’urgence dans les départements où la situation s’améliore, «sans attendre» le 7 mars. Il s’est félicité de «la baisse» du nombre de personnes atteintes du coronavirus au Japon grâce à «la réduction des heures d’ouverture des restaurants».

La prolongation de l’état d’urgence était attendue et, dès mardi matin, le porte-parole du gouvernement Katsunobu Kato avait déclaré que la situation nécessiterait «la vigilance pendant un certain temps».

Vaccins attendus mi-février

L’état d’urgence au Japon est beaucoup plus souple que les mesures de confinement imposées dans d’autres pays. Il appelle principalement à privilégier le télétravail et à fermer les bars et les restaurants à 20 h.

Un projet de loi actuellement en cours d’examen au Parlement, qui prévoit des amendes pour les établissements qui ne s’y plieraient pas. 

Le gouvernement japonais a longtemps été réticent à déclarer un nouvel état d’urgence après celui d’avril et de mai 2020, mais une nette recrudescence des cas de coronavirus fin décembre, début janvier, l’a contraint à durcir sa position.

M. Suga a déclaré qu’il espérait que la campagne de vaccination commence au Japon à la mi-février, alors qu’une précédente estimation évoquait la fin février.

Le Japon a été relativement épargné par la pandémie, avec moins de 5800 décès recensés depuis janvier 2020, selon des chiffres officiels.

JO: «Quoi qu’il arrive»

Mais le système de santé est de plus en plus surchargé et le soutien de la population à l’état d’urgence était fort.

Le premier ministre, Yoshihide Suga, qui a succédé en septembre à Shinzo Abe, a vu sa popularité chuter en raison de la crise sanitaire qui a accru les doutes sur la tenue des JO cet été, après leur report l’an dernier.

Le gouvernement japonais, les organisateurs de Tokyo 2020 et le Comité international olympique affirment que les Jeux auront bien lieu en juillet, même si la pandémie n’est pas maîtrisée.

Mais l’opinion publique japonaise est largement en faveur d’un nouveau report, voire d’une annulation, selon plusieurs sondages.

Les Jeux auront lieu, «quoiqu’il arrive» concernant l’évolution de la crise sanitaire, a martelé mardi le président du comité d’organisation japonais Yoshiro Mori.

«Nous devons dépasser les débats sur le fait de les tenir ou pas. La question, c’est de savoir comment nous les organiserons», a-t-il ajouté, lors d’une réunion entre le comité Tokyo 2020 et des responsables du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon.

On soulève de plus en plus l'idée que les Jeux olympiques pourraient avoir lieu avec un public limité, voire à huis clos.

Un durcissement des conditions d’accès au Japon pour les non-résidents a déjà forcé le report de plusieurs événements sportifs, dont une épreuve-test de natation synchronisée servant aussi de tournoi de qualification olympique, décalée à début mai alors qu’elle devait se tenir au début du mois de mars.

Le relais de la flamme olympique à travers le Japon doit toujours démarrer le 25 mars.