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L’ex-journaliste Michel Venne nie en bloc

L'accusé Michel Venne
Photo Stevens LeBlanc L'accusé Michel Venne

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Michel Venne a nié catégoriquement avoir posé la main sur la cuisse de sa présumée victime âgée de 17 ans en 2008 et s’il admet avoir voulu lui faire « la bise » quelques jours plus tard, il n’a jamais tenté d’introduire la main dans son pantalon.

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Au 6e jour de son procès pour exploitation et agression sexuelle, l’homme de 60 ans a pris la parole pour livrer un témoignage très factuel et sans trop d’hésitation. 

L’ancien journaliste et éditorialiste du Devoir a expliqué comment il avait connu la présumée victime et le rôle qu’elle a eu à jouer dans le cadre d’un événement tenu à Québec et organisé par l’Institut du Nouveau Monde dont il était le directeur général.  

Sans « intention malveillante »

Questionné par son avocate, Me Lida Sara Nouraie, sur les prétentions de la jeune femme qui a raconté avoir subi une agression lorsqu’il a posé sa main sur sa cuisse, à la hauteur de son pubis, alors qu’il prenait place à bord d’un taxi, Venne a catégoriquement nié les faits. 

Puis, sur un événement qui serait survenu quelques jours plus tard, il a raconté au juge Stéphane Poulin avoir voulu faire la bise à la jeune femme en posant une main sur son épaule alors qu’ils étaient devant l’hôtel qui logeait la présumée victime. 

« L’événement a été très rapide, mais j’ai senti qu’elle n’aimait pas ça et n’était pas à l’aise alors j’ai tout de suite enlevé mon bras et essayé de la rassurer », a-t-il dit en ajoutant que, par la suite, la jeune femme avait présenté sa main, paume face à lui, signifiant « stop » ou « salut », puis qu’elle était partie. 

Quelques semaines plus tard, histoire de dissiper tout malentendu, il a rencontré la jeune femme dans un café montréalais pour lui redire que son geste se voulait « amical » et sans « intention malveillante ». 

Rumeurs

En 2014, lorsque la présumée victime a évoqué publiquement le fait qu’elle avait déjà été victime de harcèlement, dans un taxi, l’homme a souligné au poursuivant, Me Michel Bérubé, s’être senti « visé », et ce, même si personne n’avait été nommé. « C’est à partir de là que les rumeurs ont commencé », a-t-il dit. 

Des rumeurs qui ont mis en péril un poste qu’il convoitait au Devoir, ce qui l’a amené à contacter Lise Payette pour lui demander conseil. 

Selon son témoignage, jamais il n’a été question entre lui et l’ancienne ministre de la Condition féminine que la jeune fille signe une lettre visant à le disculper.

« Moi, je voulais comprendre pourquoi, en 2014, elle avait écrit des choses fausses », a-t-il ajouté précisant qu’il avait été le premier surpris d’apprendre que la jeune femme avait écrit une lettre où elle niait les rumeurs entachant sa réputation.