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Hommage à Nelson Mandela

Nelson Mandela
Photo d'archives, Agence QMI L’ancien premier ministre du Canada, Brian Mulroney, accompagné de Nelson Mandela.

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C’est le Mois de l’histoire des Noirs. C’est le temps de confesser des histoires...

« J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient--- ensemble en harmonie et avec les mêmes opportunités. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ».

Ces paroles sont celles d’une personne qui a profondément marqué les imaginaires en Afrique et à travers le monde. Elle a beaucoup compté dans l’architecture de la personnalité psychique de bon nombre d’Africains de ma génération. Cette personne s’appelait Rolihlahla Mandela. À l’école, il recevra, pratique courante à l’époque, un prénom anglais : Nelson.

Son combat

Le combat mené par celui qui fut le président de la République d’Afrique du Sud de 1994 à 1999, contre le système politique institutionnel de ségrégation raciale, l’apartheid, avait fait de Nelson Mandela, le plus illustre prisonnier politique du monde.

Mais il en avait surtout fait le père d’une Afrique du Sud « multiraciale » et démocratique et un modèle pour celles et ceux qui comprennent que la liberté, la justice, les droits humains, la fraternité et l’égalité entre les peuples constituent des valeurs universelles fondamentales. Lui dédier cette chronique en ce début du Mois de l’histoire des Noirs, c’est rappeler et renouveler la reconnaissance de son apport exceptionnel à la défense et à la promotion de ces valeurs. Il a joué un rôle historique et déterminant dans le domaine du règlement des conflits nationaux et internationaux, de la réconciliation et de la protection des droits humains.

11 février, Journée Nelson Mandela au Québec

Le 12 juin 2015, au nom de tous les Québécois(es), l’ensemble des député(e)s de notre Assemblée nationale adopta une loi proclamant le 11 février la Journée Nelson Mandela.

Ce faisant, le Québec venait également rappeler que Nelson Mandela avait reçu, dans les années 1980, l’appui--- concret dans sa lutte contre l’apartheid de quatre grands Québécois qui ont occupé les plus hautes fonctions politiques.

Le premier ministre, Robert Bourassa---, avait modifié la Loi des cités et villes afin de permettre au maire, Jean Doré, d’interdire l’octroi de tout contrat à une compagnie ayant des intérêts en Afrique du Sud.

Auparavant, le premier ministre, René Lévesque, avait interdit la vente des vins d’Afrique du Sud à la Société des alcools du Québec.

L’ancien premier ministre, Brian Mulroney, joua un rôle déterminant dans la libération de Nelson Mandela. Il a ardemment œuvré à convaincre les autres pays du Commonwealth, et notamment les États-Unis, de faire pression sur l’Afrique du Sud.

Peu importe les résistances, espérons que des femmes et des hommes de bonne volonté s’en souviendront et que, de génération en génération, ils porteront cette flamme de liberté.