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Le Tricolore plus vite que son ombre

Le Tricolore plus vite que son ombre
Photo Pierre-Paul Poulin

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En ce jour de la marmotte mardi, les rongeurs du Canada n’ont pas vu leur ombre. Ça laisse présager un printemps hâtif. Dans le cas du Canadien, les partisans peuvent déjà rêver à un printemps excitant.

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Qui aurait prédit qu’après 10 matchs, le Tricolore trônerait au sommet du classement de la LNH ? Il ne faut pas préparer la parade en février, mais il a déjà amassé 16 points sur une possibilité de 20. 

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Au rythme des victoires éclatantes et convaincantes, le CH démontre une nouvelle détermination et un nouveau caractère. La confiance déborde. Il n’était pas rare de le voir s’écraser par le passé alors qu’il détenait l’avance. 

« Quand on débute une saison de cette façon, c’est certain que ça permet de bâtir une bonne confiance. Les gars sont intelligents. Ils savent que les résultats viennent de l’entraînement et du travail accompli. Ce soir, on a fait face à un bon test. Nous sommes restés dans le match et nous avons trouvé le moyen de gagner », a fait valoir l’entraineur-chef Claude Julien. 

Les joueurs témoignent d’un groupe uni. Les jeunes ont acquis de l’expérience, les nouveaux visages à l’attaque roulent à un train d’enfer – Josh Anderson et Tyler Toffoli ont encore réalisé un doublé mardi – et toutes les pièces du casse-tête tombent en place. 

Julien peut maintenant compter sur quatre trios équilibrés capables de produire sans perdre leur fiabilité. 

Toutefois, tout n’est pas parfait. Le pilote expérimenté ne veut pas montrer du doigt une lacune particulière. Comme la saison est encore jeune et que le court camp d’entraînement n’a pas permis de huiler généreusement la machine, il travaille quotidiennement sur les détails à corriger. 

Leader naturel

Shea Weber se souviendra longtemps de son 1000e match dans la LNH... devant des gradins vides. Ça ne l’a pas empêché d’y aller d’une boutade lors de la présentation de ce fait d’armes souligné au tableau indicateur en première période. À la blague sous les regards amusés de ses coéquipiers, le capitaine s’est levé en agitant son gant, comme s’il saluait la foule. 

Avant la rencontre, son entraîneur a témoigné de ses qualités de leader. Avant de le diriger, Julien l’avait fréquemment affronté en encerclant son nom dans les plans de matchs. 

Selon lui, Weber est dans une classe à part. 

« C’est un capitaine et un leader naturel. Il continue de faire ça en plus de bien jouer au hockey. Jouer 1000 matchs dans cette ligue, de la façon dont il le fait, c’est extraordinaire », a argumenté Julien.

« Shea est très respecté, a-t-il ajouté. Ce n’est pas un gars de grandes paroles qui va jaser beaucoup. Mais il fait toujours les bonnes choses. Il prend le temps de rejoindre les jeunes joueurs ou ceux qui s’amènent avec nous après une transaction. Il va toujours faire un effort. »