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Milieu préhospitalier: reconnaître le traumatisme vicariant comme maladie professionnelle

Milieu préhospitalier: reconnaître le traumatisme vicariant comme maladie professionnelle
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La Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ) demande de reconnaître comme maladie professionnelle le traumatisme vicariant, une sorte d’usure par compassion dont les symptômes sont semblables à ceux du choc post-traumatique.  

Ce traumatisme qui affecte notamment les répartiteurs médicaux d’urgence (RMU) et les paramédicaux constitue un véritable fléau qui doit être reconnu par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), plaide le syndicat.

«Tout ce qu'on demande, c'est que le traumatisme vicariant soit reconnu par la CNESST pour que nos travailleurs puissent être soutenus et qu'ils puissent prendre le temps de guérir pour revenir au travail avec leurs pleines capacités afin d'affronter à nouveau les situations traumatiques associées à notre travail», a indiqué dans un communiqué Stéphane Rainville, président de la Fraternité des répartiteurs médicaux d'urgence Laurentides-Lanaudière - FPHQ.

Les intervenants des milieux d’urgence sont souvent témoins de détresse et manifestent un sentiment d’impuissance devant des situations où ils ne peuvent pas aider à soulager la souffrance des personnes malades, considère la FPHQ.

Selon le syndicat indépendant, les employés du milieu préhospitalier sont à bout de souffle et peuvent à leur tour devenir les victimes de leurs métiers par leur surexposition à des scènes traumatiques. 

«Notre travail est de sauver des vies, et non d'y laisser la nôtre», a ajouté M. Rainville. 

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