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Le bout du tunnel est encore loin

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On ne pourra pas dire que le premier ministre ne nous avait pas prévenus, en déclarant l’état d’urgence sanitaire au mois de mars dernier. Nous en aurions pour « plusieurs mois » à vivre avec des restrictions sanitaires à cause de la pandémie.

Les gens étaient sans doute nombreux à repenser à ces paroles prophétiques, hier, tout en faisant remarquer aux membres de leur bulle familiale que Horacio Arruda a l’air d’avoir blanchi et que les rides se sont creusées sur le visage de François Legault. En gros, ils ont l’air aussi écœurés que le reste du monde, ce qui explique sans doute qu’on mette moins de cœur dans le service à la clientèle au moment d’exprimer l’empathie pour les confinés ou la sympathie pour les proches des décédés.

Remonter le curseur

Il y avait de quoi se réjouir, mais si peu pour les régions désormais placées en zone orange, où la COVID-19 ne circule presque plus. On craint l’arrivée sur le territoire de nouveaux variants et, surtout, de devoir remonter à la hausse le curseur vers le confinement. Les restaurateurs des grands centres ont quand même hâte de pouvoir recevoir dans leurs salles, eux aussi.

N’empêche. Cette impression que le bout du tunnel ne se rapproche pas, qu’il s’éloigne même, elle est lancinante quand on nous explique qu’on pourra retourner magasiner, mais qu’on n’est pas près de retrouver nos proches. Si on nous avait dit qu’on en serait là un an plus tard en mars dernier, on aurait tous protesté. Preuve qu’on s’habitue à tout, on savait déjà, au moment d’entrer dans le prétendu 28 jours d’octobre, qu’on en avait pour plus de six mois.

Rien ne change

Dans tous les cas, bien peu pour se réjouir, hier, si ce n’est de savoir que le ciel s’éclaircit dans les hôpitaux. Cela est juste et bon, mais pour la plupart des gens, la routine du confiné restera la même.