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Est-ce le bon moment pour jeter du lest?

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L’annonce d’hier est certainement un des moments névralgiques dans cette gestion de crise COVID pour la CAQ. 

À l’heure des bilans, on se demandera : était-ce le bon moment pour jeter du lest ? On espère de tout cœur répondre oui. Toutefois, l’incertitude quant à l’arrivée des vaccins, les nouvelles souches, la semaine de relâche et, surtout, notre système de santé en lambeaux font qu’on retient notre souffle.

La COVID, oui, mais s’occuper de tout le reste

Le premier ministre sait que la population est épuisée. Et avec raison, la résilience collective est mise à l’épreuve depuis presque un an.

Les dommages collatéraux sont importants dans bien des secteurs. François Legault ne pouvait plus rester sourd à tous ces gens qui souffrent parce que la COVID occupe toutes les pensées ; c’est ce qui explique le début de déconfinement annoncé hier. Relâcher la pression, donner de l’oxygène, générer de l’espoir.

Plus que jamais, on doit trouver un équilibre entre la COVID et « tout le reste ». Les annonces d’hier vont en ce sens. On doit maintenant prioriser les Québécois victimes du délestage.

À quand un plan pour les 140 000 Québécois en attente de chirurgie ?

On mise presque tout sur les malades de la COVID-19 présentement, on comprend. Mais ne sommes-nous pas en train de créer deux classes de malades ? Les cas de COVID-19 et les malades ordinaires ? Un exemple : les cancers qui ont une évolution lente peuvent être déclarés comme semi-urgents, selon la Dre Diane Francoeur, présidente de la Fédération des médecins spécialistes. Le problème est que ce qui n’est pas urgent aujourd’hui peut devenir urgent demain s’il n’est pas traité à temps. Il y a de quoi inquiéter.

À l’instar de la Colombie-Britannique qui a dévoilé son plan de redressement, ne serait-il pas temps de connaître les intentions du gouvernement du Québec pour permettre aux 140 000 Québécois en attente de chirurgie d’être traités ?