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Vivante grâce aux soins reçus à l’IUCPQ

Une femme de 44 ans de Québec lutte contre une maladie rare très difficile à diagnostiquer

Claudia Roy et son bichon maltais. Son médecin lui a permis d’avoir un chien à la condition que ce serait une race qui lui permettrait de marcher moins vite. Mais durant une séance photo par un temps glacial comme lundi, Oakley préfère se tenir au chaud!
Photo Stevens LeBlanc Claudia Roy et son bichon maltais. Son médecin lui a permis d’avoir un chien à la condition que ce serait une race qui lui permettrait de marcher moins vite. Mais durant une séance photo par un temps glacial comme lundi, Oakley préfère se tenir au chaud!

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Une femme dont la vie a basculé à la suite d’un accident remonte graduellement la pente grâce à sa détermination et à l’encadrement de l’IUCPQ, qu’elle entend encourager en participant à une activité de financement.

Février est le mois de la santé du cœur pour la Fondation de l’Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), qui a mis sur pied cette année le Marche-ton-don.

«Nous voulons lancer le message d’encourager la Fondation, mais de le faire par l’intermédiaire d’une activité bonne pour la santé, la marche», lance sa directrice générale, Josée Giguère. Elle invite les participants à recruter d’autres marcheurs et à faire un don en lien avec leur objectif.

Claudia Roy, qui participera au Marche-ton-don, a subi des fractures aux cervicales et une commotion cérébrale après une chute en 2014. Les conséquences ont immédiatement chamboulé sa vie, mais le pire est survenu cinq ans plus tard.

«Je m’impliquais beaucoup dans les sports de mes enfants. Je m’entraînais pour les marathons. J’étais madame organisatrice qui faisait les BBQ et les fêtes. Mais plus le temps passait, moins je me sentais bien. Toute mon énergie était canalisée pour mon travail», explique la dame de 44 ans.

En danger de mort

À bout, en juillet 2019, elle rencontre son médecin de famille. «Elle m’a annoncé que j’étais en train de faire une embolie pulmonaire. Elle voulait que j’aille à l’IUCPQ en ambulance de crainte que je ne meure dans son bureau», rappelle-t-elle.

À l’IUCPQ elle a été prise en charge par le Dr Paul Poirier. Son cas était si complexe qu’il lui a fallu neuf mois pour établir un diagnostic: dysautomie cardiaque. «Ce n’est pratiquement pas connu au Québec. il m’a dit que ma tête était trop forte alors c’est mon cœur qui a lâché à sa place», explique la dame de Cap-Rouge.

Claudia Roy et son bichon maltais. Son médecin lui a permis d’avoir un chien à la condition que ce serait une race qui lui permettrait de marcher moins vite. Mais durant une séance photo par un temps glacial comme lundi, Oakley préfère se tenir au chaud!
Photo Stevens LeBlanc

La maladie fait en sorte que son cœur fonctionne de manière imprévisible et peut battre jusqu’à 150 fois à la minute au repos.

Claudia Roy a perdu son emploi à l’été 2019. Elle et son conjoint, Marc Fortier, entraîneur avec le club de football du Rouge et Or, ont décidé de se départir de leur maison afin de continuer à offrir l’école privée à leurs filles Evaelle, 15 ans, et Abigaël, 14 ans, qui se démarquent en vélo sur la scène provinciale.

«J’ai tout perdu, mais l’IUCPQ et le Dr Poirier m’ont sauvé la vie, affirme-t-elle. Il m’a écoutée et m’a crue. J’ai eu une batterie de tests qui se passaient tous à l’IUCPQ. Vous rendez-vous compte de la diversité de leurs soins? Sans eux, on m’aurait prescrit du repos, des pompes. Je me serais peut-être enlevé la vie.»

Une des caractéristiques de cette maladie, c’est qu’il n’existe pas de médication unique. Elle est constamment développée et les résultats sont encourageants. «Il m’arrive d’avoir deux bons jours de suite dans un mois. L’été dernier, c’était zéro», affirme la dame, convaincue qu’elle continuera à se rétablir, notamment grâce à la marche.

Lever des fonds

«Je vais participer au Marche-ton-don, évidemment pour ramasser des fonds, mais aussi pour conscientiser la population à l’importance de l’IUCPQ et de la santé. La marche est accessible à tous. On n’a pas besoin d’être riche ou sportif. Il faut seulement du courage pour s’habiller et sortir», encourage Mme Roy.

Isabelle Nault, cardiologue à l’IUCPQ, souligne les nombreux avantages de la marche.

«C’est un exercice qu’on peut moduler en fonction de nos capacités. En l’espace de quatre semaines, en plus de la perte de poids et de bienfaits au niveau cardio-vasculaire, on réduit des facteurs de risque comme sa tension artérielle et son tour de taille. Et le risque de blessure est faible.»

Le Marche-ton-don        

  • Se fixer des objectifs de marche    
  • Faire un don à la Fondation de l’IUCPQ lors de l’atteinte de l’objectif        

Comment donner?  

  • Sur internet à fondation-iucpq.org  
  • En textant CŒUR au #20222 pour des dons de 10 à 25$    
  • Reçus pour déclaration fiscale disponibles pour dons de 20$ et plus