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Price a-t-il sa place aux JO?

Canucks vs Canadiens
Photo Martin Chevalier Les chances de voir Carey Price à Pékin sont réalistes à ce moment-ci.

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Hockey Canada se prépare comme si les Jeux olympiques d’hiver de 2022 prévus à Pékin auront lieu. Doug Armstrong, dont la nomination au poste de directeur général faisait les manchettes depuis la semaine dernière, a été confirmé dans ses fonctions, hier. Ken Holland sera directeur général associé.

• À lire aussi: Carey Price sera-t-il aux Jeux olympiques de 2022?

Le personnel d’adjoints sera composé de Ron Francis, Roberto Luongo, Bob Sweeney et Scott Salmond, vice-président des équipes nationales canadiennes chez Hockey Canada.

À un an des Jeux, on peut commencer à se demander quels joueurs feront partie de cette formation. Les équipes peuvent sélectionner 25 porte-couleurs répartis comme suit : 14 attaquants, 8 défenseurs et 3 gardiens.

Faisons l’exercice ensemble.

Price a encore sa place

Regardons d’abord qui chez le Canadien pourrait faire un voyage au pays reconnu pour former la plus ancienne civilisation de l’histoire de l’humanité.

Carey Price et P.K. Subban étaient les représentants du Tricolore la dernière fois que les joueurs de la Ligue nationale ont participé aux Olympiques en 2014, dans la ville russe de Sotchi. Le défenseur n’avait toutefois participé qu’à un seul match durant le tournoi.

Les chances de voir Price à Pékin sont réalistes à ce moment-ci. Son expérience des compétitions internationales est un atout.

Avec trois coupes Stanley à son actif, Marc-André Fleury n’a rien à lui envier. Or, quand il est question des JO, on dirait qu’il n’a jamais été à la bonne place au bon moment. Lors des Jeux de 2010 à Vancouver, il était troisième gardien derrière Martin Brodeur et Luongo.

Quatre ans plus tard, les deux premiers gardiens étaient Price et Luongo, Mike Smith étant le gardien de réserve.

Outre Price, les autres aspirants sont Jordan Binnington, qui a aidé les Blues de St. Louis à remporter la coupe Stanley en 2019, et Carter Hart, des Flyers de Philadelphie.

Weber a perdu de sa mobilité

Chez les défenseurs du Tricolore, Shea Weber a eu l’honneur de remporter la médaille d’or aux Jeux de Vancouver et de Sotchi.

A-t-il encore ce qu’il faut pour prendre part au meilleur tournoi de hockey du monde ?

Il n’a jamais été le plus rapide, mais il perd de sa mobilité depuis quelques années. Sa présence à Pékin serait une surprise.

Mais s’il en est un qui pourrait porter les couleurs canadiennes pour la troisième fois, c’est Drew Doughty. Il constitue encore une valeur sûre malgré les temps difficiles que connaissent les Kings de Los Angeles.

On peut ajouter Alex Pietrangelo et Shea Theodore, qui font le bonheur des Golden Knights de Vegas, ainsi que les jeunes Cale Makar et Samuel Girard, défenseurs de première ligne chez l’Avalanche du Colorado.

Thomas Chabot, des Sénateurs d’Ottawa, et Colton Parayko, des Blues, sont deux autres candidats de choix.

Ne reste qu’une place qui pourrait être comblée par Morgan Rielly, des Maple Leafs de Toronto, ou Darnell Nurse, des Oilers d’Edmonton.

Abondance de joueurs de centre

Comme toujours, le talent foisonne à l’attaque. Une dizaine de joueurs constituent des valeurs sûres.

On parle des Sidney Crosby, Patrice Bergeron et Brad Marchand chez les vétérans, ainsi que Connor MacDavid, Nathan MacKinnon, John Tavares, Brayden Point, Mitch Marner et Mark Stone.

Vous aurez remarqué que six joueurs de centre figurent parmi ces neuf noms, mais c’est la norme. Leurs connaissances du jeu et leur polyvalence en font des joueurs recherchés dans les tournois internationaux. Ils peuvent faire la transition facilement à la position d’ailier.

L’équipe olympique canadienne de 2014 comptait sept centres, soit Ryan Getzlaf, Steven Stamkos, Jonathan Toews, Jeff Carter, Crosby, Bergeron et Tavares.

Le bon moment pour Huberdeau

Quels sont les cinq attaquants qui pourraient se greffer aux neuf noms mentionnés plus haut ?

Jonathan Huberdeau, Matthew Barzal, Mark Schefeile et Ryan O’Reilly valent leur pesant d’or.

Avec un poste à pourvoir, le choix pourrait se faire entre Steven Stamkos, Ryan Nugent-Hopkins, Jamie Benn, David Perron, Taylor Hall, Jayden Schwartz ou Bo Horvat.

J’entends certains de vous qui me demandent où sont Tyler Toffoli, Josh Anderson ou Jonathan Drouin ?

Malgré leur belle tenue depuis le début de la saison, ils ne peuvent prétendre, pour le moment du moins, à un poste. Pour être considérés, il leur faudra continuer sur leur lancée jusqu’à la date limite de sélection, en janvier prochain.

À eux de prouver qu’ils auraient leur place. 

À quand un coach franco ?  

Le choix de l’entraîneur en chef de l’équipe canadienne junior passe par une rotation entre les trois ligues au pays, c’est-à-dire la Ligue de hockey junior majeur du Québec, la Ligue de l’Ontario et la Ligue de l’Ouest.

Pourquoi aussi Hockey Canada n’instaurerait-il pas un système d’alternance qui permettrait à un entraîneur francophone de diriger l’équipe olympique canadienne ?

Une telle pratique ne s’inscrit-elle pas dans son mandat de promouvoir le hockey à travers le Canada ?

Malheureusement, comme bien d’autres choses dans ce plus meilleur pays du monde, l’égalité n’est pas obligatoire dans les fédérations sportives canadiennes.

Julien et Vigneault

La représentativité francophone a beau ne pas être élevée dans la confrérie des entraîneurs de la Ligue nationale en ce moment, Claude Julien et Alain Vigneault figurent parmi les meilleurs du métier.

Comment expliquer, par ailleurs, l’absence de Marc Bergevin ou de Julien BriseBois, ou encore les deux, dans le groupe des directeurs généraux de l’équipe canadienne ?

Sans rien vouloir enlever à Roberto Luongo, Bergevin et BriseBois comptent plus d’années de service à titre de gestionnaire dans la LNH.

Et BriseBois a joué un grand rôle dans la conquête de la coupe Stanley du Lightning de Tampa Bay, la saison dernière.