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Tramway de Québec: «Les chiffres parlent par eux-mêmes», peste François Legault

Le premier ministre se défend d’entretenir le flou dans ce dossier

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François Legault se défend d’entretenir le flou dans le dossier du tramway: «Les chiffres parlent par eux-mêmes», s’est impatienté jeudi le premier ministre, en montrant du doigt la diminution des sommes réservées à la desserte des banlieues.

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Tel que rapporté dans nos pages jeudi, le gouvernement caquiste craint que l’explosion des coûts du tramway nuise à la desserte efficace des banlieues.

Lors de la période des questions au Salon bleu, le premier ministre a rappelé que la mouture originale du projet de réseau structurant, que son parti avait appuyée, prévoyait une dépense de 2 milliards de dollars pour la composante tramway. 

Or la facture a depuis grimpé à 3,1 G$, forçant la Ville à abandonner le trambus et des infrastructures dédiées en banlieue qui, ensemble, devaient coûter près d’un milliard. 

La solution de rechange privilégiée par l’administration Labeaume prévoit maintenant des voies réservées dans les axes nord et est, ainsi qu'une ligne à haute fréquence reliant l’est et l’ouest de la ville, ce qui devrait coûter «un petit 200 millions de dollars», a pesté M. Legault. 

«De passer d’un milliard pour les banlieues à 200 millions de dollars, nous, ça nous inquiète. [...] Ça ne fait pas notre affaire», a-t-il lancé, visiblement agacé. 

Les partis d'opposition fustigent la CAQ

Tour à tour, lors de leurs points de presse respectifs, les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale ont accusé le gouvernement Legault de manquer de volonté politique dans ce dossier. 

«Le gouvernement ne veut clairement pas avancer sur la question du tramway, a avancé la cheffe libérale Dominique Anglade. C'est clair. Le maire veut aller de l'avant. Le fédéral est à la table, tout le monde est à la table. Il y a une chaise vide, puis c'est celle du gouvernement du Québec, et c'est difficilement compréhensible.» 

Photo Stevens LeBlanc

«Le dossier du tramway de Québec, c'est incompréhensible, a indiqué dans le même sens la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé. On a là un projet qui fait consensus, qui est travaillé depuis des années. L'argent est là!»

Selon Mme Massé, le ministre des Transports, François Bonnardel, «doit s’expliquer». 

«Quand tu mets une maison, tu ne commences pas par les murs, tu commences par les fondations», a-t-elle illustré. 

Photo Stevens LeBlanc

Le député de Québec solidaire Sol Zanetti croit que la solution passe par l'augmentation de l'enveloppe globale, qui est limitée à 3,3 milliards de dollars.

«L’argument de la desserte des banlieues servi par la CAQ en ce moment, c'est un argument profondément hypocrite. C'est eux qui refusent d'allonger l'argent pour le projet original», a souligné le député de Jean-Lesage.

«Toutes les raisons semblent bonnes pour retarder l’échéancier et retarder les délais», a analysé de son côté le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon. 

«La Ville de Québec ne semble pas être dans les priorités de ce gouvernement», a-t-il déploré. 

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