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Marguerite Blais demande de l’imputabilité dans le réseau des résidences pour aînés

La ministre souhaite un changement de culture et a demandé des avis juridiques sur la question du Manoir Liverpool

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La ministre responsable des Aînés Marguerite Blais qualifie «d’inacceptables» et «d’indescriptibles» les actes de maltraitance reprochés aux dirigeants du Manoir Liverpool de Lévis.

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Mme Blais s’est dite choquée à la lecture du rapport d’enquête rendu public par le CISSS de Chaudière-Appalaches vendredi matin.

«C’est inacceptable. [...] Être propriétaire d’une résidence intermédiaire ou d’une résidence privée pour aînés, ce n’est pas une entreprise comme les autres. Je m’excuse, mais ce sont des humains extrêmement vulnérables. Il faut en prendre soin», tonne la ministre.

Elle dit qu'elle ne peut accepter le fait que les besoins de base des résidents n’étaient pas comblés.

«Quand j’apprends que des gens ne mangent pas à leur faim, que l’hygiène n’est pas donnée, qu’il n’y avait pas de plan de soins, qu’on donnait des médicaments périmés, pour moi, c’est vraiment de la maltraitance», indique Marguerite Blais.

Autre enquête

L’élue s’est aussi dite inquiète du fait que les propriétaires du Manoir Liverpool soient propriétaires d’autres résidences dans la région de Chaudière-Appalaches. La ministre a demandé qu’une enquête soit notamment ouverte en lien avec le Pavillon Bellevue, un CHSLD privé conventionné à Lévis.

Photo d'archives, Didier Debusschère

«J’ai demandé une enquête pour [m]’assurer que tout fonctionne rondement. On sait que les propriétaires veulent vendre certaines résidences, mais de vendre sans être poursuivis et qu’ils continuent à faire leur travail, je ne trouve pas ça acceptable», explique Marguerite Blais.

Quant à la possibilité que des procédures judiciaires soient entreprises dans ce cas précis ou pour des cas futurs, des vérifications sont en cours du côté du ministère de la Santé.

«J’ai demandé aux services juridiques du ministère d’examiner comment on pourrait avoir un levier supplémentaire pour faire en sorte que ces propriétaires véreux qui ferment les yeux sur de la maltraitance, qu’on soit en mesure de les poursuivre et qu’ils soient imputables», insiste la ministre Blais.

Le réseau aussi imputable

Un changement de culture dans l’ensemble du réseau des CISSS et des CIUSSS est aussi souhaitable, souligne la ministre responsable des aînés.

Elle déplore que le CISSS de Chaudière-Appalaches ait accompagné les propriétaires du Manoir Liverpool pendant cinq ans pour éliminer certains comportements et qu’on en arrive, malgré tout, à un drame comme celui que le rapport présente.

«Il faut que la culture organisationnelle change, absolument. La culture, c’est d’accompagner les propriétaires de résidences, de donner des chances, de les aider à mettre en place les plans de soins, les bonnes pratiques, mais un moment donné, il faut que ça change», laisse tomber Mme Blais, ajoutant que les gestionnaires du réseau devront eux aussi être imputables.

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