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[EN IMAGES] Perquisition majeure de la GRC: un véritable arsenal de guerre saisi à L'Ancienne-Lorette

L’individu arrêté était à l’emploi d’une entreprise située sur le site de l’aéroport

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Un homme de 47 ans sans antécédent criminel, qui travaille sur le site de l’aéroport, devra faire face à au moins deux chefs d’accusation en raison de la présence d’un véritable arsenal découvert dans un quartier résidentiel de L’Ancienne-Lorette, vendredi.

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La GRC avait procédé à l’arrestation de Karl Maheux, de L’Ancienne-Lorette, vendredi, à la suite d’une enquête portant sur l’importation de dispositifs prohibés et entreposage d'arme à feu.

L’homme apparemment sans histoire n’a pas de dossier criminel et ses motivations restent nébuleuses.

Karl Maheux a comparu dimanche par visioconférence. Il a été libéré sous certaines conditions. 

Le suspect sera de retour au palais de justice de Québec, le 19 mars, où il fera face à deux chefs d’accusation : possession de dispositifs prohibés sans être titulaire d’un permis et entreposage négligent d’une arme à autorisation restreinte. 

D’autres chefs d’accusation pourraient s’ajouter au terme de l’enquête.

Pour l’instant, la GRC n’a pas répondu quant à savoir si le suspect avait un permis de possession d’armes, légales il va sans dire. 

Colis suspect

Un colis adressé au suspect avait d’abord été intercepté par l’Agence des services frontaliers du Canada.

Il contenait un silencieux destiné à étouffer le son d’une arme à feu, ce qui a mené les policiers à perquisitionner à sa résidence de la rue Saint-Cyrille, près de la rue Père-Chaumonot.

Le duplex se trouve au cœur de L’Ancienne-Lorette, non loin de l’hôtel de ville et de l’église locale. Les appels faits aux propriétaires de l’immeuble sont demeurés sans réponse.

La GRC a effectué la perquisition dans un des deux logements de cet immeuble situé sur la rue Saint-Cyrille, à L’Ancienne-Lorette.
Photo Jean-François Racine
La GRC a effectué la perquisition dans un des deux logements de cet immeuble situé sur la rue Saint-Cyrille, à L’Ancienne-Lorette.

L’histoire a pris une tournure inattendue avec la description du matériel saisi.

Selon la GRC, les policiers ont découvert sur place une dizaine de bombes artisanales, une substance réactive ainsi que plusieurs produits chimiques.

Une dizaine de bombes artisanales ont aussi été retrouvées.
Photo courtoisie, GRC
Une dizaine de bombes artisanales ont aussi été retrouvées.

La liste est longue : du nitrate de potassium, des armes à feu de divers calibres, des silencieux, des chargeurs, une très grande quantité de munitions et des armes prohibées, dont des armes blanches similaires à des poings américains.

Un des deux fusils de gros calibre de l’arsenal du suspect.
Photo courtoisie, GRC
Un des deux fusils de gros calibre de l’arsenal du suspect.
Photo courtoisie, GRC

Vendredi, plusieurs résidences ont dû être évacuées en raison des risques d’explosion des substances retrouvées sur place.

Un des cinq pistolets saisis par la GRC vendredi dans la résidence de Karl Maheux, à L’Ancienne-Lorette.
Photo courtoisie, GRC
Un des cinq pistolets saisis par la GRC vendredi dans la résidence de Karl Maheux, à L’Ancienne-Lorette.

Une dizaine de pompiers se sont présentés sur les lieux, notamment l’équipe spécialisée en matières dangereuses.

Une substance réactive également a été découverte sur les lieux.
Photo courtoisie, GRC
Une substance réactive également a été découverte sur les lieux.

Enquête

L’Aéroport de Québec a confirmé hier soir que Karl Maheux était à l’emploi d’une entreprise œuvrant sur le site aéroportuaire. Le nom de la compagnie n’a pas été dévoilé.

« Dès que notre partenaire a reçu l’information, tous ses accès aux installations aéroportuaires ont été désactivés », a précisé la porte-parole Laurianne Lapierre.

Toutes les personnes ayant accès au site aéroportuaire font l’objet d’une enquête exhaustive pilotée par Transports Canada, en collaboration avec les entités policières désignées.

De plus, toutes les personnes qui ont accès à la zone sécurisée de l’aéroport sont assujetties à des procédures de sécurité, dont une fouille à l’entrée.

« Extrêmement préoccupant »

« L’existence d’un tel arsenal est extrêmement préoccupante, en plus de soulever d’importantes questions quant aux contrôles existants, qu’il s’agisse de ceux qui régissent le marché légal ou de ceux qui visent à combattre le trafic illégal. Les autorités devraient à tout le moins informer le public si le suspect avait un permis de possession d’armes ou non », a affirmé Heidi Rathjen, témoin de la fusillade survenue à l’École Polytechnique en 1989 et coordonnatrice de PolySeSouvient.

– Avec la collaboration de Nicolas Saillant