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Tramway et troisième lien: des réponses de la CAQ qui tardent à venir pour la capitale

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Plusieurs questions demeurent sans réponse depuis des mois concernant les deux principaux projets d’infrastructure de la région de Québec : le tramway et le troisième lien. Des chantiers que le gouvernement Legault a déterminés comme prioritaires, mais pour lesquels il tarde à dévoiler ses intentions. 

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Les coûts du 3e lien toujours inconnus  

Illustration d'archives

Le ministre des Transports, François Bonnardel, avait promis de donner une «fourchette» de prix pour le tunnel autoroutier Québec-Lévis.

Il s’était donné comme échéancier la fin de l’automne dernier. Mais, en date d’aujourd’hui, ces informations n’ont toujours pas été dévoilées.

La seule estimation de coûts du projet date de 2016. Le professeur Bruno Massicotte, de l’École polytechnique de Montréal, avait réalisé une étude à la demande du gouvernement Couillard. Celle-ci ciblait cependant le tracé qui passe par la pointe de l’île d’Orléans, abandonné depuis.

Elle chiffrait la construction à 4 milliards $. En ajoutant les coûts de maintenance, la facture grimpait à 6,3 milliards $ pour les 100 ans de durée de vie de l’infrastructure. 

Le tracé final du 3e lien non dévoilé  

Photo d'Archives

Le tunnel Québec-Lévis devait à l’origine relier l’est de Lévis à Beauport en passant par la pointe de l’île d’Orléans.

En janvier 2020, des informations ont circulé selon lesquelles le gouvernement privilégiait plutôt un lien central, cela sans qu’une présentation officielle soit faite.

Ce n’est qu’en août 2020 que le ministre François Bonnardel a confirmé que le gouvernement écartait l’option à l’est. Depuis, on a eu très peu de détails sur le tracé du projet.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, s’inquiétait quant à lui de l’affluence d’automobiles à la sortie du tunnel, qui doit aboutir dans Saint-Roch, quelque part autour du stade municipal (photo).

Le ministre a assuré que l’objectif n’est pas d’augmenter la congestion routière. 

L’étude d’achalandage demeure secrète  

Illustration courtoisie, Ville de Québec

Le gouvernement Legault a commandé sa propre étude d’achalandage en juillet dernier, à la suite de l’abandon du trambus et des autres modifications au projet de réseau structurant de transport en commun (RSTC) annoncées par la Ville de Québec en juin.

La firme Civilia, qui a obtenu le mandat d’une valeur de 88 000 $, a terminé son travail à l’automne.

Les conclusions de cette étude n’ont pas encore été dévoilées publiquement et risquent de l’être seulement lorsqu’une ultime décision sur le tracé du tramway et les différentes composantes du RSTC aura été prise.

Selon des échos de notre Bureau parlementaire, les auteurs de l’étude anticipent une baisse d’achalandage pour le tramway, moins attrayant depuis que le projet a été modifié. 

Quel plan pour les banlieues?  

Illustration courtoisie, Ville de Québec

Le 10 novembre dernier, le ministre des Transports, François Bonnardel, annonçait que la Ville de Québec n’obtiendrait pas le feu vert espéré pour son projet de réseau structurant de transport collectif, à la suite d’un rapport très critique du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur la portion tramway.

M. Bonnardel avait alors invité la Ville à refaire ses devoirs pour bonifier la desserte des banlieues, sans préciser ses attentes.

«C’est prématuré de vous dire de quelle façon je souhaite modifier et améliorer ce projet. Laissez-moi faire le travail dans les prochaines semaines, les prochains jours», avait-il déclaré. Sa réponse se fait toujours attendre.