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Affaire Camara: Québec défend l’impartialité de l’enquête indépendante

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Le gouvernement Legault défend l’impartialité du juge qu’il a chargé d'enquêter sur les agissements du SPVM et du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) dans l'affaire Camara, même s'il a déjà dirigé le DPCP.

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«Au contraire, ça lui donne une connaissance assez approfondie. Et ça fait quand même 10 ans ou plus de 10 ans, là, donc ce n'est pas nécessairement les mêmes personnes qui sont là aussi», a justifié la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, mercredi.   

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Cette dernière avait annoncé la veille qu’elle recommanderait à ses collègues du Conseil des ministres de nommer le juge Louis Dionne pour mener l’examen des pratiques du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et des évènements qui ont mené à l’accusation à tort de Mamadi III Fara Camara. 

Or, Louis Dionne a occupé les fonctions de DPCP à compter de 2007 et ce jusqu’en 2011, lorsqu’il a été nommé juge à la Cour du Québec. 

Mais «je pense que s'il y a une profession où l'indépendance, la séparation des pouvoirs et la neutralité sont des qualités omniprésentes au quotidien, c'est bien quand on est juge», a dit Geneviève Guilbault. 

La Coalition avenir Québec a aussi refusé mercredi que l’enquête soit rendue publique et qu’elle vise plus précisément l’enjeu du profilage racial. 

Le parti a effectivement refusé d’appuyer une motion présentée en ce sens par Québec solidaire, mercredi, au Salon bleu. 

«La plupart des Québécois qu'on entend veulent une enquête publique, et nous, on est d'accord avec ça. M. Camara la mérite, et c'est la chose à faire pour la suite des choses», avait affirmé le porte-parole du parti en matière de sécurité publique, Alexandre Leduc.