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Arrêt brusque des télécabines: action collective contre le Mont-Sainte-Anne autorisée

Arrêt brusque des télécabines: action collective contre le Mont-Sainte-Anne autorisée
Photo d'archives Agence QMI, Marc Vallières

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Le tribunal autorise une action collective contre la Station de ski Mont-Sainte-Anne à la suite des deux incidents survenus l’hiver dernier alors que la télécabine s’était brusquement arrêtée à 20 jours d’intervalle.  

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C’est donc une première victoire pour les dizaines de clients de la station qui avait vécu toute une frousse d’abord le 21 février 2020, puis le 11 mars suivant. À ces deux occasions, l’arrêt brusque des télécabines avait «fait projeter et pivoter les gondoles dans des mouvements violents», décrit le jugement de la Cour supérieure. 

Le 21 février, l’arrêt d’urgence non sollicité vers 10h avait causé des blessures à une vingtaine de skieurs, dont au moins une fracture nécessitant un transport ambulancier. Plusieurs autres skieurs ont subi un choc nerveux où ont dit avoir vécu la frousse de leur vie.  

Selon la demande d’action collective, une centaine de personnes se trouvaient dans les télécabines au moment de l’incident.  

Or, une vingtaine de jours plus tard, un deuxième événement du même type s’était produit à 14h05. Cette fois quelques dizaines de personnes se trouvaient dans le télésiège et les blessures avaient été moins importantes. 

Recours collectif conjoint 

À la suite de ces deux événements, deux recours collectifs avaient été intentés par des citoyens. Le juge Jacques G Bouchard a autorisé la jonction des deux dossiers et a permis la poursuite de la procédure.  

À cette étape, le juge n’avait pas à statuer sur le mérite de l’affaire. Il devait simplement s’assurer que les réclamations présentaient un dénominateur commun. 

«Les requérants ont démontré une apparence sérieuse de droit à faire valoir», a estimé le juge. L’action collective a donc été autorisée et deux représentants, Marcel Gagnon et Mélanie Ancti,l ont été nommés en prévision de l’audition de la cause sur le fond.  

Marcel Gagnon réclame 25 000$ en indemnité pour lui tandis que le montant pour son groupe reste à définir. Dans le deuxième cas, Mme Anctil réclame 56 000$ tandis que son groupe pourrait recevoir 10 000$ chacun si le tribunal en venait à lui donner raison.