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Championnat mondial: «Je ne peux pas être mieux placé pour remporter une médaille», affirme Laurent Dubreuil

Laurent Dubreuil sera au Championnat mondial à Heerenveen, aux Pays-Bas

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Photo AFP Le patineur de vitesse Laurent Dubreuil vise une médaille au 500 m, lui qui a pris le 6e rang l’an dernier au championnat mondial.

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Même s’il ne tient rien pour acquis en raison de la qualité du plateau, Laurent Dubreuil aime la situation dans laquelle il se retrouve à l’aube du Championnat mondial de patinage de vitesse longue piste, qui prendra l’affiche dans la bulle de Heerenveen, aux Pays-Bas, à compter de jeudi.

«Je me sens vraiment bien et je ne pourrais pas me retrouver à un meilleur endroit, a résumé Dubreuil, qui a remporté quatre médailles, dont trois à son épreuve de prédilection du 500 m, à l’occasion des deux épreuves de la Coupe du monde disputées également à Heerenveen, en janvier. Mes chances de médaille sont bonnes parce que les mêmes gars seront présents, mais je peux seulement me concentrer sur ma performance. Ça va fonctionner seulement si je connais de bonnes courses.»

Le patineur de 28 ans de Lévis réalise que ses quatre médailles ne lui assurent pas une place sur le podium au mondial. «Je ne peux pas être mieux placé pour remporter une médaille, mais le calibre est extrêmement fort, a-t-il indiqué. C’est tellement serré que des favoris sont écartés du podium.»

Même s’il a remporté une médaille de bronze au 1000 m le 30 janvier, Dubreuil est pleinement conscient que ses meilleures chances résident au sprint. «Sur 500 m, je suis capable de battre tout le monde tout le temps, a résumé le vice-champion au mondial sprint l’an dernier qui commencera le mondial par le 500 m vendredi. Je peux battre les meilleurs même s’ils connaissent une bonne course. Malgré tout, le 500 m est la course la plus imprévisible et il y a une dizaine de gars qui sont capables d’obtenir un podium. Il suffit d’une toute petite erreur pour ruiner tes chances de médaille.»

Le portrait est différent sur 1000 m. «Les Néerlandais Kai Verbij et Thomas Krol ainsi que le Russe Pavel Kulizhnikov sont dans une ligue à part, a imagé Dubreuil. Ils sont vraiment les trois favoris. C’est simplement d’être réaliste puisque je n’ai jamais réussi les temps qu’ils réussissent. Pour me faufiler sur le podium, il faudrait qu’un des trois connaisse une contre-performance. Je suis toutefois très confiant que je peux battre tous les autres patineurs.»

Quand Dubreuil est monté sur la troisième marche du podium sur 1000 m lors de la dernière Coupe du monde, le Russe Kulizhnikov brillait par son absence en raison d’une blessure à l’aine.

«Comme à la maison»

Dubreuil se plaît énormément sur l’anneau mythique de Thialf. «Quand je vais prendre ma retraite, patiner ici est une des choses qui vont le plus me manquer, a exprimé celui qui a remporté huit de ses 15 médailles individuelles en carrière en Coupe du monde sur l’anneau de Thialf. Je me sens à la maison plus qu’à l’anneau de Calgary. C’est un de mes anneaux préférés, mais c’est un peu un hasard si j’ai connu autant de succès ici. Les trois dernières étapes de la Coupe du monde ont eu lieu ici et j’ai remporté sept médailles. J’aurais gagné des médailles ailleurs aussi.»

Un 1er titre au mondial pour Valérie Maltais ?  

Sur la première marche du podium en poursuite par équipe lors des deux étapes de la Coupe du monde, Valérie Maltais se retrouve en position pour remporter sa première médaille d’or en carrière au Championnat mondial.

«Je n’ai jamais remporté de médaille d’or au Championnat mondial, mais je suis plus concentrée sur le processus que sur le résultat, assure la patineuse de La Baie qui a fait le saut en longue piste après les Jeux olympiques de 2018 après une belle carrière en courte piste. Nous sommes conscientes que nous sommes capables de remporter l’or. Je suis à l’aise dans le rôle d’équipe favorite. C’est un privilège.»

Maltais estime que le Canada peut faire encore mieux. 

«Lors de notre victoire à la deuxième Coupe du monde, nous avons établi un record de piste, mais on croit qu’il y a encore de l’espace pour s’améliorer. On peut aller plus vite.»

Meilleure exécution

En compagnie de la Franco-Ontarienne Ivanie Blondin et d’Isabelle Weidemann, l’équipe canadienne mise sur une stratégie particulière. Maltais effectue le premier tour; Blondin prend le relais au second; et Weidemann se farcit les quatre dernières poussées par ses deux coéquipières.

«On veut utiliser la même stratégie et offrir une meilleure exécution, a souligné Maltais. Moi et Ivanie sommes habituées en courte piste et c’était intéressant de voir ce qu’on pourrait voir. Nous avons trouvé une formule qui fonctionne pour nous. Des équipes pourraient tenter d’utiliser la même stratégie, mais ce n’est pas un avantage pour tout le monde de modifier ta stratégie.»

Dans les épreuves individuelles, Maltais espère bien faire au 3000 m. Elle s’élancera aussi au départ de groupe et au 5000 m. 

«Je vise de percer le Top 10 au 3000 m, a-t-elle indiqué. Je veux trouver la satisfaction, peu importe le résultat. Ce n’est pas réaliste de penser monter sur le podium parce que j’ai encore tellement de choses à améliorer. Je peux encore beaucoup progresser. Quant au 5000 m, je le vois comme un entraînement. Je ne serai pas compétitive, mais il n’y a aucun doute que je suis capable de faire 12 tours et demi.»

Préqualifiée pour le 5000 m, Blondin s’est retirée afin de se concentrer sur les épreuves individuelles. Maltais prend donc la relève.

En plus de Laurent Dubreuil et de Maltais, Béatrice Lamarche (500 m, 1000 m et 1500 m) et Alex Boisvert-Lacroix (500 m et 1000 m) prendront part au mondial.