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Défaite claire, nette et sans appel

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Photo AFP Brett Kulak a connu un match difficile face à Alexander Kerfoot et aux Maple Leafs.

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C’est un match baromètre qui attendait le Canadien, hier soir. Une certaine inquiétude régnait après ses deux prestations couci-couça contre les Sénateurs d’Ottawa. On se posait deux questions en particulier.

On se demandait premièrement comment la troupe de Claude Julien se comporterait face à la grosse machine offensive des Maple Leafs de Toronto.

Carey Price était aussi sur la sellette. Sa déclaration de la veille à l’effet qu’il était satisfait de sa tenue depuis le début de la saison en avait laissé plusieurs sceptiques.

Il faut croire qu’il ne fera jamais l’unanimité. Pour ses partisans, il demeure un gardien d’élite. Pour ses détracteurs, il est le gardien de 10 millions qui n’a jamais remporté la coupe Stanley. 

Le débat ne se terminera probablement jamais. À part peut-être pour le deuxième but des Leafs marqué par Justin Holl en début de troisième période hier soir, il n’a rien à se reprocher.

Le tir était puissant, mais personne n’obstruait la vue de Price.

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But typique d’Anderson

La soirée avait pourtant bien commencé pour le Canadien. Après seulement 76 secondes, Josh Anderson a ouvert la marque avec un but typique d’un attaquant de puissance.

Il a sorti Jake Muzzin du jeu en l’envoyant pratiquement sur le banc des Leafs avant de recevoir la rondelle de Jonathan Drouin et de foncer à toute vitesse vers le filet des Leafs.

La rondelle s’est faufilée entre les jambières de Frederik Andersen. Le gardien des Leafs aurait aimé revoir ce but, mais ça n’enlève rien au jeu d’Anderson.

Le Canadien a bien joué jusqu’au milieu de la première période. Ses attaquants exerçaient un bon échec avant, mais ça n’a pas duré.

Les Leafs ont commencé à presser les défenseurs du Tricolore et le vent a tourné. Le duo Kulak-Romanov a connu une soirée difficile. Le tandem Weber-Chiarot n’était pas à son mieux non plus.

Le chiffre des tirs au but à l’avantage du Canadien n’est pas représentatif de l’allure du match. Mais le résultat ne trompe pas.

La défaite est claire, nette et sans appel.

Où sont les autres ?

Ce n’est pas la fin du monde, mais l’attaque du CH montre des signes inquiétants. Les 18 buts inscrits par Tyler Toffoli et Anderson — ils en ont marqué neuf chacun — représentent 36 % de la production de l’équipe.

Brendan Gallagher en compte cinq et Tomas Tatar quatre. Jonathan Drouin n’en a qu’un seul.

Ils devront en faire plus.

Le premier marqueur de l’équipe est le défenseur Jeff Petry, qui montre une fiche de six buts et huit mentions pour un total de 14 points en 13 matchs.

Petry et son acolyte Joel Edmundson ont été encore, d’ailleurs, les meilleurs défenseurs du club, mercredi soir.

Pas de panique !

Cela dit, il ne faut pas paniquer. Oui, les matchs viennent vite et le calendrier est écourté, mais le Canadien forme encore une bonne équipe.

Personne n’a dit que la saison ressemblerait à une promenade dans le parc lorsque l’équipe roulait à fond. Les équipes se sont ajustées.

Les festivals offensifs ont diminué dans la ligue. Les matchs à haut pointage sont moins nombreux.

Le Tricolore doit maintenant trouver un moyen de retomber sur ses pattes. Un autre match l’attend ce soir contre les Oilers d’Edmonton. Ces derniers ont repris du poil de la bête depuis leurs deux défaites contre le Tricolore en début de saison.

Connor McDavid et Leon Draisaitl sont les deux premiers marqueurs de la Ligue nationale. Samedi, nouvel affrontement contre les Leafs, cette fois à Toronto.

C’est dans des moments comme ceux-là qu’on reconnaît les vrais.

Voyons voir ce que le Canadien nous réserve.