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Masques à fenêtre en service de garde: une entreprise de Louiseville pourrait décrocher le contrat

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Les machines tournent à plein régime chez Entreprise Prémont, en Mauricie, et la décision prise jeudi matin par le ministre de la Famille d’équiper les éducatrices et éducateurs en service de garde de masques à fenêtre pourrait encore accélérer la cadence.

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Le gouvernement fera un appel d’offres, mais les astres semblent s’aligner pour l’entreprise de Louiseville, qui vient de lancer le masque Provision après plusieurs mois passés à développer le produit.

L’arrivée d’un joueur québécois aurait d’ailleurs poussé le ministre à prendre une décision, l’approvisionnement étant un enjeu important.

Y voyant un enjeu de développement important, le milieu des services de garde s’était mobilisé pour inciter le gouvernement à agir.

Mais si la nouvelle est accueillie avec soulagement, on ne crie pas encore victoire.

Sophy Forget-Bélec, présidente de l’Association québécoise des milieux familiaux éducatifs privés (AQMFEP), craint que les délais que pourrait engendrer le processus d’appel d’offres repoussent encore l’arrivée des nouveaux masques sur le terrain.

«C’est hier qu’on en avait besoin», laisse-t-elle tomber.

Chez Entreprise Prémont, l’annonce du jour est déjà source de fierté.

C’est la fille d’un des actionnaires, elle-même atteinte d’une déficience auditive, qui a motivé la conception du masque au début de la pandémie.

Si l’entreprise décroche le contrat, ce sont des centaines de milliers de masques de plus qu’il faudra produire chaque semaine.