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HUMANITI: un mégaprojet en péril sans le tramway

Le promoteur d’HUMANITI ne peut se permettre d’attendre

Projet Humaniti à Québec
Illustration d'archives Le projet immobilier HUMANITI (photo) doit être construit sur le terrain du défunt projet du Phare. Cogir a une offre d’achat acceptée sur le lot, avec comme condition la venue du tramway tout près.

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Sans entente rapide sur le tramway, le mégaprojet HUMANITI, sur l’emplacement du défunt Phare, est en péril, prévient le promoteur.

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Le PDG de Cogir, Mathieu Duguay, est « très inquiet » des tergiversations au sujet du tramway.

« On ne peut pas attendre plus que quelques mois avant que ces choses-là se règlent. C’est sûr que je n’avance pas d’un pouce de plus sur ce projet-là. Quand la confirmation va arriver, est-ce qu’on va être encore là ? Je ne peux pas vous répondre. » 

La mésentente entre le gouvernement et la Ville de Québec est arrivée comme « une grande surprise » pour M. Duguay, et est « très anxiogène ».

Car dans son offre d’achat à Michel Dallaire, la condition à la construction du complexe immobilier à la tête des ponts est le passage du tramway à proximité, dit-il.

Sans entente et confirmation du projet de réseau structurant, il ne peut garantir qu’il ira de l’avant avec le projet HUMANITI.

Celui-ci est d’une valeur de 1 milliard $ et comprend quatre tours, variant de 31 à 53 étages qui abriteront deux hôtels, des bureaux, des commerces, des condos et des appartements pour 2400 résidents. 

L’absence d’échéancier inquiète M. Duguay. Et il n’est pas le seul.

« Il ne semble pas y avoir de volonté de régler rapidement. J’invite les parties à clarifier les intentions rapidement. Je peux parler au nom des promoteurs immobiliers qui tablent sur des projets autour du réseau. Il faut qu’on sache quand une décision se prendra. L’argent est frileux. Si ça traîne comme ça, on va être obligé d’aller ailleurs. »

Il souhaite que le point de vue des promoteurs, qui ont besoin de « clarté », soit entendu. Il répète que son entreprise veut participer à la relance économique.

Trop long, deux ans

Il n’est pas rassuré par le discours du gouvernement qui affirme que les fonds pour le projet sont réservés jusqu’en 2023.

« Pour moi, deux ans, c’est une éternité. » Le projet nécessite tellement d’investissement financier et de ressources qu’on ne peut planifier sans certitude, explique-t-il.

La situation est déplorable, selon lui, d’autant plus que le projet venait d’obtenir toutes les autorisations réglementaires municipales pour la construction, « sans opposition ».

Mathieu Duguay espère maintenant un « rapprochement » entre la Ville et le gouvernement Legault et de la « bonne volonté » de part et d’autre pour dénouer l’impasse.