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Capitale-Nationale: un intensiviste suggère d’attendre avant de déconfiner

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le chef des soins intensifs IUCPQ, Mathieu Simon

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Après avoir évoqué un possible retour en zone orange le 22 février, le CIUSSS de la Capitale-Nationale apporte des bémols, tandis qu’un intensiviste croit qu’il serait « sage » de prolonger les mesures actuelles jusqu’au retour de la semaine de relâche.

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Dans une entrevue avec Le Journal au début du mois, le directeur régional de santé publique, le Dr André Dontigny, avait ouvert la porte à une rétrogradation en zone orange si la situation continue de s’améliorer, ce qui semble avoir été accompli. Il avait toutefois dès le départ signalé que la décision finale appartiendrait au gouvernement provincial.

Préoccupations

Dans un courriel transmis au Journal, dimanche, la porte-parole du CIUSSS reconnaît que l’arrivée de variants du coronavirus au Québec et qu’une augmentation redoutée des contacts sociaux pendant la relâche sont des préoccupations.

« Nous sommes soucieux de ne pas préconiser un assouplissement des mesures sanitaires trop rapide et prendrons le temps qu’il faut pour bien pondérer l’ensemble de ces facteurs de risque », a indiqué Annie Ouellet.

Le Dr Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, suggère pour sa part d’attendre au retour de la semaine de relâche pour envisager un changement de palier.

Mais du même souffle, il souligne qu’un relâchement sera tôt ou tard nécessaire « par respect » pour la population et les commerçants et au nom de la santé mentale. « Ce qu’il ne faut pas faire, c’est déconfiner de façon trop rapide » et risquer de revenir en arrière par la suite, résume-t-il.

Incertitude

Selon lui, « il y a beaucoup d’incertitude » en raison notamment des variants qui sont mal connus et de la vaccination qui accuse un retard. Attendre deux à trois semaines permettrait de mieux évaluer l’impact qu’a eu un déconfinement partiel dans les régions périphériques depuis le 8 février, fait-il valoir.

« Est-ce que [ce serait] sage de faire sauter le bouchon sur la bouteille juste au moment où les gens vont tomber en vacances pour la semaine de relâche, ou est-ce que ce ne serait pas mieux de le faire après la semaine de relâche, en reconnaissant que ça ne fera pas plaisir à tout le monde, mais que ça va nous permettre une réouverture moins explosive ? », demande-t-il.


♦ Le bilan de la COVID-19 dans la Capitale-Nationale faisait état dimanche de 26 nouvelles infections dans les 24 dernières heures, d’aucun nouveau décès et de 50 personnes hospitalisées.

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