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Un voyage couronné de succès pour Laurent Dubreuil

Laurent Dubreuil revient au pays avec six médailles dont un titre mondial

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Photo AFP Surfant sur une vague de succès, Laurent Dubreuil est passé par toute la gamme des émotions pendant son séjour de cinq semaines aux Pays-Bas.

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Le séjour de cinq semaines dans la bulle de Heerenveen aux Pays-Bas a été couronné de succès pour le patineur de vitesse longue piste Laurent Dubreuil qui rentrera au pays, lundi soir, avec six médailles, dont son écu d’or historique au 500 m des championnats mondiaux.

Compte tenu de l’incertitude concernant la participation du Canada et surtout du faible nombre de journées d’entraînement sur glace, Dubreuil et ses coéquipiers de l’équipe canadienne se sont présentés aux Pays-Bas dans des conditions qui n’avaient rien d’idéal.

Malgré tout, Dubreuil était convaincu qu’il pouvait faire très bonne figure. «Quand je pars de la maison, c’est pour gagner des médailles, a affirmé le papa de la petite Rose, âgée de 19 mois. C’est quand même fou cette récolte, mais j’y croyais vraiment. Je m’étais entraîné fort et c’est pourquoi j’ai mis de la pression avec les autres patineurs désireux de faire le voyage, afin que Patinage de vitesse Canada nous donne le feu vert.»

Aux deux étapes de la Coupe du monde en janvier, Dubreuil a remporté trois médailles au 500 m et une au 1000 m. Il a ajouté l’or au mondial dans son épreuve de prédilection et le bronze sur 1000 m. «Je savais que je pouvais surprendre même sans avoir patiné beaucoup, a-t-il affirmé. Je ne suis pas surpris de mes succès.»

Gregor Jelonek savait que son protégé était dans une très bonne forme, mais il ne prévoyait pas autant de coups d’éclat. «Laurent a connu une saison exceptionnelle en 2020 ; il roulait à fond et je savais qu’il était bon, a mentionné son entraîneur de longue date. Dans sa tête, Laurent savait qu’il était de calibre, mais un doute s’est pointé parce qu’il avait très peu patiné.»

«Je ne pensais pas qu’il remporterait une médaille sur 1000 m, d’ajouter Jelonek, mais il m’avait surpris dès son premier 1000 m en réussissant une belle course pour terminer en 8e place. Je ne pensais pas qu’il pouvait remporter le titre de champion du monde.»

Super voyage

Voulant patiner à tout prix, Dubreuil appréhendait néanmoins le voyage parce qu’il avait été prévenu que les règles dans la bulle allaient être très sévères. «Cinq semaines sans ma fille et mon épouse, c’est long, mais ce fut un des plus beaux voyages de ma carrière, a-t-il raconté. Si tous les voyages étaient comme ça, ça serait le fun. On nous avait prévenus que ça serait long l’isolement et qu’il y avait des risques pour la santé mentale, mais nous [les Québécois] avons eu du plaisir. Ce n’était même pas proche de ressembler à une prison et nous étions libres de faire ce qu’on voulait.» 

Maltais et Lamarche brillent

Valérie Maltais (1 min 57 s 417) et Béatrice Lamarche (1 min 58 s 995) ont réussi leur meilleur temps de la saison sur 1500 m pour terminer respectivement en 13e et 16e position. Maltais a aussi pris le départ du 5000 m et elle a franchi le fil d’arrivée en 7e position.

Victime d’une chute dans le dernier virage du départ groupé, samedi, Maltais n’était pas certaine de prendre le départ de ses deux dernières épreuves à son réveil, mais elle a obtenu le feu vert de l’équipe médicale. En tentant un dépassement, elle avait perdu pied et s’était retrouvée dans les matelas, sa tête cognant sur la glace.

Le Canada termine les Mondiaux avec cinq médailles. Lors des deux Coupes du monde, il en avait remporté neuf, dont quatre par Dubreuil.