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Début de son deuxième procès pour meurtre au premier degré

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Photo d'archives Jean-François Roy avait été arrêté le matin du 10 novembre 2014 par les policiers de la Sûreté du Québec pour le meurtre du chauffeur de taxi Hygin Veilleux.

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Le deuxième procès d’un Beauceron accusé du meurtre au premier degré d’un chauffeur de taxi s’est ouvert à Québec, lundi, et cette fois, c’est devant juge seul que l’homme a choisi de remettre sa destinée.

En juin 2017, au terme d’un délibéré de quatre jours, Jean-François Roy avait été reconnu coupable, par douze de ses pairs, du meurtre de Hygin Veilleux, 73 ans, poignardé dans sa voiture en novembre 2014.

Cependant, deux ans plus tard, la Cour d’appel a ordonné la tenue d’un nouveau procès après avoir décrété que le juge de première instance avait erré en donnant ses directives au jury. 

Lundi, le poursuivant, Me Pierre-Alexandre Bernard, a exposé au juge François Huot que la théorie de la Couronne tend vers le fait que le 7 novembre 2014, Roy a mis à exécution son plan visant à tuer un chauffeur de taxi, « peu importe lequel », et qu’il a poignardé à plusieurs reprises sa victime au thorax avant de l’achever en l’étouffant.

Après son crime, Roy s’est rendu chez son vendeur de drogue, de qui il a acheté du cannabis et réglé des dettes.

Il a ensuite abandonné la voiture sur la 123e Rue, à Saint-Georges, avec à son bord le corps de la victime, qui a été découvert par deux collègues de travail.

Trois jours après la macabre découverte, Roy a « raconté » et « expliqué » dans les plus « menus détails » le meurtre qu’il avait commis.

Son avocat a démissionné

Pour ce deuxième procès, c’est d’abord Nicola Salomone qui devait représenter Roy.

Toutefois, il a démissionné du Barreau, en septembre dernier, abandonnant sa toge et son titre d’avocat en pleine salle d’audience après que le juge Huot lui eut fait certains reproches. 

Roy est donc maintenant représenté par Me Alain Dumas, qui a fait savoir au président du Tribunal que la défense entendait démontrer l’absence d’intention de l’accusé, en raison de son intoxication.

« Le tout, bien évidemment relié à une incapacité mentale », a-t-il précisé. 

– Avec la collaboration de Nicolas Saillant