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Armes de poing: QS propose de rapatrier les pouvoirs du fédéral

Le député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc
Photo d'archives Le député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc

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Face à l’inaction du gouvernement fédéral dans la réglementation des armes de poing, le député de Québec solidaire, Alexandre Leduc, entend proposer à Québec de prendre en charge ce dossier.

Le député d’Hochelaga-Maisonneuve compte déposer une motion en ce sens mercredi, à l’Assemblée nationale, dans la foulée de l’assassinat d’une adolescente de 15 ans dans l’arrondissement de Saint-Léonard, le troisième par arme à feu à survenir à Montréal depuis le début de l’année.

Ottawa a légiféré l’été dernier afin d’interdire plus de 1 500 modèles et variantes d’armes à feu de style assaut, mais a laissé de côté les armes de poings, a rappelé Alexandre Leduc en entrevue avec l'Agence QMI.

Depuis décembre 2019, Justin Trudeau défend l’intention de son gouvernement de permettre l’interdiction des armes de poing ville par ville plutôt que de promulguer une interdiction fédérale.

  • Écoutez l’entrevue du porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de sécurité publique Alexandre Leduc

Or, les villes ont déjà montré peu d’appétit pour gérer ce dossier, comme en témoigne la sortie récente de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, pour demander au fédéral d’agir.

«Si une ville comme Montréal interdit les armes de poings, mais que d’autres villes comme Toronto ou Québec ne le font pas, on n’est pas plus avancé. Il faut une interdiction à plus grande échelle», a affirmé Alexandre Leduc.

Dans ce contexte, celui-ci voit une opportunité à saisir pour le gouvernement de la Coalition Avenir Québec, d’autant plus qu’une telle demande s’inscrit dans la «logique nationaliste» du premier ministre, François Legault.

«Il faut agir, la population est rendue là. Ça a des impacts sérieux dans la sécurité publique à Montréal et ailleurs et nous pensons que le leadership peut venir de Québec et d’Ottawa», fait-il valoir.

Le porte-parole de Québec solidaire en matière de sécurité publique ne se fait pas d’illusion : l’interdiction des armes de poings légales n’est pas d’une solution «magique et unique» à l’enjeu des violences de rues.

«Les armes en circulation sont de différentes provenances, mais là où la législation est la plus pertinente, c’est [d’empêcher] les armes volées, celles qui à l’origine étaient des armes légales», a-t-il expliqué.

Les armes importées illégalement des États-Unis, celles achetées en pièces détachées par la poste ou encore celles produites grâce aux imprimantes 3D continueront de poser problème.

Au sujet de ces dernières, Alexandre Leduc appelle «à ce qu’on se creuse les méninges collectivement pour bien encadrer ça».

Il salue par ailleurs l’initiative de la mairesse Valérie Plante de créer une équipe dédiée à la lutte contre le trafic d’armes, composée de 30 policiers, et l’annonce d’un meilleur financement pour les organismes communautaires qui travaillent avec les jeunes à risque.

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