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Peu d’espoir d’un retour au orange à Québec le 22 février

Restos, cinémas et gyms ne se bercent plus d’illusions, mais veulent un plan de relance

Quebec
Photo Stevens Leblanc Mélissa Rioux-Ouellet, chef esthéticienne du Strøm Spa, dans le Vieux-Québec, est photographiée devant les bains vides.

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Les restaurateurs et propriétaires de gyms et de cinémas de Québec ont peu d’espoir de voir la région passer au orange et par le fait même de revoir leurs clients prochainement, même si les indicateurs épidémiologiques pointent en ce sens.

Les données épidémiologiques favorables des dernières semaines pouvaient laisser croire à un allègement des mesures le 22 février. La date avait été évoquée par le premier ministre lui-même et par les santés publiques régionales. Or, le discours a changé dans les derniers jours, variants et semaine de relâche obligent. 

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«Ça devient un peu le supplice de la goutte», ironise le vice-président aux affaires publiques de l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) François Meunier.

«S’il y a une réelle inquiétude et qu’on en fait la preuve, on va comprendre. Mais on croit que s’il faut contrôler la pandémie, il faut la contrôler partout», affirme M. Meunier en faisant référence aux centres commerciaux bondés. «Parce que là, ça devient dur pour le moral de se faire étouffer l’espoir chaque semaine».

Arrêter le yo-yo

Parmi les restaurateurs de Québec, l’espoir d’une réouverture d’ici la semaine de relâche demeure mince. Et ce, malgré les sorties des directeurs de santé publique de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches établissant des cibles qui ont depuis été atteintes (voir au bas du texte).

«Disons qu’on espère toujours le meilleur, mais qu’on a appris à se préparer au pire», illustre Fabio Monti, du resto L’Atelier.

«Fallait être irréaliste pour croire à une réouverture le 22 février à mon avis», lance de son côté Andreas Papadeas, propriétaire du Mezzé. Ce dernier vivrait malgré tout très bien avec une telle décision. «Tant qu’à ça, pour qu’on en finisse, on est mieux de serrer la vis là et ouvrir comme du monde pour cet été.»

C’est d’ailleurs ce qui ressort du discours des restaurateurs. Si le 22 février s’avère une occasion ratée, il faut s’assurer que la prochaine soit la bonne.

«Le pire, ce serait de jouer au yo-yo et de refermer après», croit François Meunier, de l’ARQ.

«On veut que s’ils nous ouvrent, ce soit pour de bon», souhaite Vanessa Roberge, copropriétaire du Tapas et Liège, ajoutant que les annonces à la dernière minute compliquent aussi la vie des restaurateurs.

L’ARQ continuera d’ailleurs de demander au gouvernement un plan clair de relance pour donner du temps à ses membres pour s’organiser.

«On va retaper sur ce clou-là cette semaine», assure François Meunier.   

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Les cinémas veulent des détails

Du côté des cinémas, on souhaite aussi des précisions. Le directeur général des cinémas Le Clap ne se berce plus d’illusions pour le 22 février, mais il aimerait en savoir plus sur les intentions du gouvernement.

«Un cinéma, ce n’est pas juste d’ouvrir et de fermer la porte, ce n’est pas comme le commerce de détail. Un film, ça vient avec une mise en marché et tant qu’on n’a pas d’information pour les grands centres, on n’a pas de nouvelles sorties», rappelle Robin Plamondon.

Ce dernier aurait évidemment pris volontiers l’achalandage de la semaine de relâche, qui aurait été un baume sur les pertes récentes.

«C’est sûr que pour un cinéma, la relâche, ça ressemble aux grosses semaines du temps des fêtes ou aux grosses sorties de l’été», confie M. Plamondon, précisant ne plus se faire d’attentes. «On ne s’occupe plus de ce qui se dit partout. Quand on n’a pas d’attentes, on ne peut pas être déçu».

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«Prohibition du fitness»

Si restos et cinémas semblent résignés au prolongement de la zone rouge, les gyms eux, continuent de taper du pied. Le secteur fondait beaucoup d’espoir sur la date du 22 février, surtout depuis la réouverture dans d’autres régions.

«On n’est plus vraiment étonnés de rien malheureusement. Ça vient juste démontrer que la santé préventive n’est pas une priorité pour le gouvernement», déplore Gabriel Hardy, porte-parole provincial du Conseil canadien de l’industrie du conditionnement physique (CCIP), parlant d’une «prohibition du fitness».

«Depuis janvier, il n’y a aucune raison qu’on ouvre les centres d’achats, mais qu’on ne permettre pas aux gens d’avoir accès à de saines habitudes de vie. C’est triste de voir ça aller», insiste M.Hardy.

Les cibles établies par la Santé publique pour un éventuel passage en zone orange  

Capitale-Nationale  

  • Entre 40 et 50 cas par jour     
  • Moins de 70 hospitalisations au total          

Chaudière-Appalaches  

  • Moins de 40 cas par jour     
  • Moins de 23 hospitalisations au total          

Bilan de lundi  

Capitale-Nationale  

  • 32 nouveaux cas     
  • 52 hospitalisations          

Chaudière-Appalaches  

  • 19 nouveaux cas     
  • 15 hospitalisations     

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

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