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Report de procès demandé pour un policier de Lévis souffrant «d'une dépression majeure»

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L’avocate qui représente un policier de Lévis cité à procès la semaine prochaine pour faire face à des accusations de harcèlement et de tentative d’introduction par effraction a demandé que la cause de son client soit reportée, ce dernier souffrant «d’une dépression majeure».

Me Isabelle Briand a expliqué à la juge Annie Trudel qu’elle avait remis à la poursuivante «un billet» signé par la main du médecin qui suit Hugues Gagnon depuis deux ans.  

«La note du médecin traitant mentionne que mon client est en ajustement actif de sa médication et il ne le trouve pas assez stable pour subir son procès», a-t-elle mentionné, demandant du même souffle à la cour d'annuler l'assignation des témoins qui devaient être entendus lundi et mardi prochains.  

Une demande à laquelle s’est opposée la poursuivante, Me Franceline Lamoureux-Auclair, en précisant au tribunal que malgré «la dépression majeure» de l’accusé, ce dernier travaillait à temps plein depuis plusieurs mois et qu’il s’était présenté au cours des dernières semaines devant certaines instances juridiques.   

Arrêt Jordan

«Nous sommes également à quelques jours des 18 mois qui se doivent d’être respectés pour éviter un arrêt des procédures et la victime alléguée a hâte que toute cette histoire se termine», a-t-elle ajouté.   

Rappelons que le patrouilleur de 42 ans est accusé d’avoir harcelé son ancienne conjointe entre le 1er octobre 2018 et le 10 avril 2019, à Lévis. 

On lui reproche aussi d’avoir tenté de pénétrer dans une maison d’habitation, toujours à Lévis, le 3 avril 2019. 

Six jours plus tard, le policier aurait tenté «d’entraver, de détourner ou de contrecarrer le cours de la justice». On l’accuse aussi d’avoir brisé un engagement en communiquant avec son ex-conjointe, entre le 1er et le 13 décembre 2018, alors que cela lui était interdit. 

La présidente du tribunal doit rendre sa décision jeudi.