/news/coronavirus
Navigation

COVID-19: comment expliquer la baisse des cas?

Coup d'oeil sur cet article

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 signalés dans le monde a chuté de 16% la semaine dernière, a annoncé l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais qu’est-ce qui explique une baisse aussi marquée un peu partout sur la planète, alors que l’arrivée des variants inquiète les experts et que l’hiver est toujours en cours dans l’hémisphère Nord?

• À lire aussi: Variants de la COVID-19: risques de flambées, mais un espoir pour les hospitalisations

• À lire aussi: COVID-19: 800 nouveaux cas et 14 décès de plus au Québec

Selon la spécialiste en santé de TVA Nouvelles Diane Lamarre, plusieurs pistes permettraient d’expliquer ce ralentissement dans la propagation du virus SARS-CoV-2, qui a toujours réservé des surprises aux experts. 

«Est-ce que c’est l’effet d’une vague, dont on va subir les soubresauts? Les experts sont très préoccupés par ça aussi, en particulier à cause des variants», a observé Mme Lamarre à l’émission de Mario Dumont. 

Est-ce qu'un début d’immunité dans la population, après plusieurs mois de pandémie, pourrait expliquer la baisse? 

«La plupart des chercheurs disent qu’il n’y a pas encore assez d’immunité collective, il n’y en a pas assez» pour le moment, explique la spécialiste. 

Toutefois, la vaccination qui progresse pourrait expliquer la baisse de nouvelles infections. 

«Il y a certains pays, comme le Royaume-Uni et les États-Unis, où on est rendus à 15% à 20% de gens vaccinés: ça commence à paraître», relève Mme Lamarre. 

Virus saisonnier?

Néanmoins, l’aspect saisonnier du virus n’est pas à négliger non plus. 

La clinique Mayo, aux États-Unis, avait notamment produit une étude où des chercheurs démontrent que les coronavirus sont plus actifs en hiver et au début du printemps. 

«Quand on pense aux États-Unis et à beaucoup de pays d’Europe, certains sont déjà dans des conditions beaucoup plus douces que nous. On pense que le froid très vif contribue à maintenir le virus plus vivant, alors que les températures plus douces, comme on l’a vu l’été dernier au Québec, feraient en sorte que ça diminuerait la multiplication du virus», détaille Mme Lamarre. 

«C’est pour ça qu’il faut vraiment tenir le coup ici, parce qu’on en a jusqu’à la fin mars, début avril!»

Selon les projections de l’Institut national de santé publique du Québec, la situation sera encore très préoccupante au cours des prochaines semaines. 

Le nombre de nouveaux cas devrait osciller autour de 2000 par jour dans le grand Montréal à la mi-mars, avec une hausse prononcée en avril si l'on assiste à une importation forte des variants. 

Le variant britannique de la COVID-19 risque d’ailleurs d’être «prédominant» au Québec d’ici la mi-mars, a fait savoir l’INSPQ mercredi matin.

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

Voir tous les chiffres