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COVID-19: les États-Unis investissent dans le séquençage pour mieux détecter les futurs variants

Dr Rochelle Walensky et Joe Biden
Photo d'archives, AFP Dr Rochelle Walensky et Joe Biden

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Washington | Le gouvernement américain va investir 200 millions de dollars pour augmenter le nombre d’opérations de séquençage du virus de la COVID-19, afin de mieux suivre la diffusion des variants et repérer rapidement ceux qui pourraient apparaître à l’avenir, a annoncé mercredi la Maison-Blanche. 

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Cette somme doit permettre de faire passer le nombre d’échantillons ainsi analysés de 7000 à 25 000 par semaine. Le séquençage consiste à dresser un portrait détaillé du virus, via son génome.

Rochelle Walensky, la directrice des Centres de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays, n’a toutefois pas précisé la date à laquelle cet objectif devrait être atteint.

Plus de 1200 cas du variant britannique et 19 cas du variant sud-africain ont pour le moment été détectés aux États-Unis, a-t-elle précisé. Le second inquiète particulièrement car des études montrent qu’il est capable de réduire l’efficacité des traitements.

Il est normal que des variants apparaissent lorsque le virus mute en passant d’une personne à une autre, et la plupart ne posent pas problème, mais les scientifiques craignent que l’un d’eux puisse un jour être totalement résistant aux vaccins.

Grâce aux fonds annoncés, «nous allons identifier les variants plus tôt et mieux cibler nos efforts pour stopper la transmission», a fait valoir lors d’une conférence de presse Carole Johnson, responsable des approvisionnements dans l’équipe chargée de la crise à la Maison-Blanche.

Le gouvernement américain a également annoncé investir 650 millions de dollars dans des tests de dépistage ciblés pour les écoles et certaines populations démunies, ainsi que 815 millions pour produire aux États-Unis du matériel nécessaire aux tests.

Les États-Unis enregistrent actuellement toujours environ 3000 morts du coronavirus par jour, a rappelé Mme Walensky, mais le nombre de nouveaux cas a fortement diminué «depuis cinq semaines» (environ +86 000 chaque 24H). Les nouvelles hospitalisations sont également en baisse.

Environ 5% de la population américaine a reçu deux doses de vaccins, a-t-elle ajouté durant la même conférence de presse.

Le très respecté immunologue américain Anthony Fauci s’est par ailleurs montré optimiste sur une donnée clé: les vaccins permettraient effectivement de réduire la contagiosité.

En effet, une personne vaccinée n’aura que peu de risque de développer des symptômes, mais il n’est pas prouvé que les vaccins empêchent totalement l’infection, et donc la possibilité de transmettre le virus.

Toutefois, de nouvelles données montrent que la charge virale des personnes vaccinées est plus faible, a-t-il expliqué, réduisant ainsi leur capacité à transmettre la maladie.